La COP17 sur la désertification s’est terminée sans accord sur la sécheresse
Réunis pendant quinze jours à Oulan-Bator pour la 17ᵉ conférence de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, les pays participants ne sont toujours pas parvenus à un accord sur la sécheresse. Les discussions sur le sujet sont reportées à la COP18, en 2028.
La COP17 sur la lutte contre la désertification, qui s’est déroulée quinze jours durant à Oulan-Bator, en Mongolie, s’est clôturée le vendredi 28 août comme elle avait commencé, sans battage médiatique, mais avec un sentiment largement partagé de désillusion.
Au cours de la dernière session plénière de cette conférence internationale, une représentante des peuples autochtones a fait part au site spécialisé Climate Home News de sa “profonde déception d’avoir vu cette COP supprimer l’espace affecté aux peuples autochtones”. “Nous ne pouvons pas restaurer les sols en faisant taire les voix de ceux qui veillent sur eux”, a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, aucun accord concernant la sécheresse n’a été conclu, au grand dam des pays africains. Voilà une dizaine d’années qu’ils militent en faveur de la mise en œuvre d’un protocole sur la gestion des risques liés à la sécheresse, lequel reconnaîtrait cette condition comme un problème nécessitant une réponse à l’échelle régionale et même mondiale (et pas uniquement nationale). L’idée étant que ce protocole ouvre la voie à un financement accru pour garantir la disponibilité de l’eau en cas d’absence de précipitations notamment.
Environ 645 millions de dollars de nouveaux engagements
Mais l’adoption d’un tel accord s’est une fois de plus heurtée à la résistance des pays les plus riches qui soutiennent qu’une autre solution juridiquement moins contraignante serait plus rapide et moins coûteuse à mettre en place.
En revanche, de nouveaux engagements financiers destinés à la restauration des terres et à la résilience face à la sécheresse ont été pris au cours de cette COP. Ils s’élèvent à environ 644,5 millions de dollars, selon le World Ressource Institute, soit 556 millions d’euros. Mais Climate Home News rappelle qu’il faudrait investir environ 355 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour honorer les engagements mondiaux déjà pris en matière de restauration des terres.
Malgré ces déceptions multiples, “le ministre mongol présidant aux discussions s’est félicité, lors de la conférence de presse de clôture, du consensus trouvé par les gouvernements sur plusieurs sujets ‘litigieux’, mais aussi du fait que les éléments irrésolus lors de cette COP17 seraient mis à l’agenda de la COP18 de l’année prochaine en Égypte”, indique Climate Home News. En particulier, les négociations autour d’un accord pour faire face à la sécheresse, qui devront attendre 2028.
Laisser un commentaire