Marquée par la prière et le repentir, Yom Kippour, aussi appelé le « jour du grand pardon », est la journée la plus solennelle du calendrier juif.

La fête de Yom Kippour est rythmée par cinq moments de prière.

Tout travail est prohibé et l’expiation des péchés commis au cours de l’année se fait au moyen de cinq mortifications : jeûne, interdiction de se laver, d’avoir des relations conjugales, de porter des chaussures en cuir et de oindre son corps avec des lotions.

À ces commandements viennent s’ajouter différents rituels. Le soir précédant le Yom Kippour, un repas familial est préparé.

Si tous les Juifs ne respectent pas chacun de ces rituels à la lettre, Yom Kippour reste connue pour être la fête à laquelle de nombreux non pratiquants se joignent.

C’est quoi le jeûne de kippour ? Comment se déroule le jeûne juif ?

Le jeûne de Yom Kippour dure 25 heures. Le début du jeûne est la veille du 10 Tichri au coucher du soleil. La rupture du jeûne est le lendemain, à la tombée de la nuit, signalée par le son du shofar (corne de bélier) et est suivie d’un repas festif en famille ou entre amis. Durant cette période, les fidèles pratiquent une abstention totale de nourriture et de boisson.

En Israël, la non-observance publique de Kippour (comme manger ou conduire un véhicule motorisé) est tabou, au point que Yom Kippour y a reçu le surnom de « Fête des Bicyclettes » vu le nombre d’enfants qui roulent librement dans les rues sans crainte des voitures. On dénombre toutefois beaucoup d’accidents de vélo. Les programmes télévisés sont suspendus, il n’y a ni transport public, ni transport aérien, ni commerce ouvert (dans les régions juives).

La veille de Yom Kippour

Également appelé Erev Yom Kippour, le jour précédant le Yom Kippour est une partie intégrante de cette fête. Plus qu’un jour destiné aux préparatifs, c’est un moment où chacun doit pardonner à son prochain, a fortiori manifester son amour, son amitié à tous, quels qu’ils soient. En bref, c’est une période qui, combinée avec le Yom Kippour, veut rectifier les habitudes de l’Homme.

Avant le début du jeûne de Kippour, il est de coutume de manger un grand repas festif appelé la seoudat hamafsèqet (littéralement, « repas de séparation » ou « repas de clôture » après la prière de min’ha précédant le jour de Kippour. On y consomme traditionnellement du couscous chez les Séfarades, des kreplach et du riz chez les Ashkénazes. Beaucoup ont également coutume de manger un autre repas riche en poisson avant celui-là.

Beaucoup de Juifs orthodoxes s’immergent également dans un mikveh.

Les kapparot (hébreu : כפרות, kapores selon la prononciation ashkénaze) sont une cérémonie traditionnelle, consistant à faire tourner un poulet vivant au-dessus de sa tête en récitant une formule traditionnelle : « Voici mon double, voici mon remplaçant, voici mon expiation. Puisse cette poule ou ce coq aller jusqu’à la mort pendant que je m’engagerai et continuerai une vie heureuse, longue et paisible ». Autrefois populaire, elle fut abondamment critiquée vers les XVe et XVIe siècles, comme substitut médiocre des offrandes sacrificielles interdit au vu de l’absence de Temple fonctionnel, et n’est aujourd’hui pratiquée que par certaines franges des milieux religieux, principalement Hassidim.

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