À Paris, Joseph Aoun veut ouvrir la voie à un accord avec Israël
Au programme, trois dossiers sensibles : les opérations israéliennes au Liban, le désarmement du Hezbollah et l’avenir de la frontière après le départ de la FINU
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Israël conditionne son retrait au démantèlement des capacités militaires du Hezbollah. Joseph Aoun assure que le principe du monopole des armes par l’État libanais n’est pas négociable, mais il refuse une confrontation armée avec le mouvement chiite, qui risquerait de provoquer une nouvelle guerre civile. Beyrouth réclame donc un renforcement rapide de son armée. La réunion de Paris doit permettre de mobiliser les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Jordanie et plusieurs pays européens autour de cette priorité.
Le mandat de la FINUL doit prendre fin le 31 décembre 2026 et Joseph Aoun redoute qu’un vide sécuritaire ne s’installe dans le sud du pays. Il plaide pour la création d’une nouvelle mission internationale, probablement plus réduite et davantage tournée vers la formation et l’accompagnement de l’armée libanaise. La France et l’Italie travaillent déjà sur cette future organisation à laquelle une dizaine de pays européens seraient disposés à participer.
Pour Emmanuel Macron, cette rencontre offre également l’occasion de replacer Paris au centre des discussions régionales. La France cherche à relier trois dossiers jusque-là traités séparément : le retrait israélien, le désarmement du Hezbollah et le renforcement de l’État libanais.
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