Des médias rapportent que l’armée américaine se prépare à d’éventuelles nouvelles frappes en Iran ce week-end. Il est certain qu’en cas de frappes sur l’Iran par les américains les israéliens pourraient être également confrontés à la guerre.

Malgré le cessez-le-feu, Israël a de nouveau frappé le Liban, dans l’est et le sud du pays, au cours de la nuit du 22 au 23 mai 2026 (photo d’illustration).
Deux médias américains rapportent que Washington pourrait conduire de nouvelles frappes sur l’Iran au cours du week-end. Dans une conversation avec le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des États-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars, citées par l’Agence France-Presse (AFP). « Malgré sa profonde méfiance envers les États-Unis, la République islamique d’Iran s’est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s’efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable », a toutefois ajouté le ministre iranien. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent « profondes » entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, de la situation dans le détroit d’Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui « en suspens », de même que le volet nucléaire.

De nouvelles frappes américaines envisagées ce week-end

Les médias américains Axios et CBS ont rapporté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d’éventuelles nouvelles frappes au cours du week-end, qui dure jusqu’à lundi aux États-Unis. Vendredi matin, le président américain a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, affirme de son côté le média Axios. Et Donald Trump a annoncé qu’il ne pourrait pas assister au mariage de son fils Don Jr. et qu’il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’État. » Il a cependant déclaré lors d’un discours près de New York que les dirigeants iraniens « ont désespérément envie de conclure un accord », rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

Arrivée d’un médiateur pakistanais à Téhéran

Le chef de l’armée pakistanaise, pays médiateur dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran, s’est rendu vendredi à Téhéran pour tenter de mettre fin à la guerre, sur fond de menace de Donald Trump de reprendre ses frappes dans un conflit qui perturbe gravement l’économie mondiale. « Le maréchal Asim Munir est arrivé à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation en cours », a annoncé l’armée pakistanaise dans un communiqué en fin de journée. Selon l’agence iranienne Irna, il a parlé jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi avec Abbas Araghchi des « derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à empêcher une nouvelle escalade ».
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