Cessez-le-feu de 10 jours. La France a perdu au Liban sa position de médiateur privilégié. « La perte d’influence de la France ».

Par |2026-04-17T04:46:08+02:0017 Avr 2026|Catégories : A LA UNE, FRANCE-ISRAEL|

Géopolitique. Israël et le Liban sont convenus d’un cessez-le-feu de 10 jours, annoncé par Donald Trump, qui a débuté jeudi à minuit. Le président américain a dit vouloir organiser une rencontre entre les dirigeants des deux pays. Benjamin Netanyahu, qui a confirmé avoir accepté la trêve, a souligné qu’Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban et contrôlerait une « zone de sécurité élargie ».

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21 h GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le Hezbollah. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-Iranien, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

L’Orient-Le Jour: « Négociations Liban-Israël : pourquoi la France est-elle exclue du processus ? »

La perte d’influence de la France dans le dossier libano-israélien, à l’heure où les deux pays s’apprêtent à mener des pourparlers historiques, est pour le moins frappante.

Longtemps médiateur de premier rang, Paris paie le prix de ses positions sur le conflit régional, mais aussi sa reconnaissance de l’État palestinien et l’entretien des canaux de communication avec le Hezbollah et l’Iran, explique “L’Orient-Le Jour”.

La “tendre mère” du Liban est exclue. Les pourparlers entre Beyrouth et Tel-Aviv, dont une réunion préparatoire s’est tenue mardi [14 avril], sous l’égide des États-Unis, se déroulent en l’absence notable de la France.

Une évolution par rapport à 2024, mais surtout à 2006. Paris avait alors, de pair avec Washington, élaboré la résolution 1701 de l’ONU ayant permis de mettre fin au conflit dévastateur au Liban le 14 août 2006.

C’est cette même résolution qui avait servi de cadre à l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur le 27 novembre 2024. L’accord avait été annoncé par le président américain, Joe Biden, puis par son homologue français, Emmanuel Macron.

Paris siégeait également au sein du “mécanisme” de surveillance de ce cessez-le-feu mis en place dans la foulée mais dont les travaux étaient pratiquement suspendus même avant le conflit actuel.

Mais malgré cette présence, la France avait déjà perdu sa position de médiateur privilégié, l’émissaire américain, Amos Hochstein, étant le principal instigateur de l’accord de 2024. Cette fois-ci, elle semble tout bonnement ne pas avoir (directement) voix au chapitre.

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