IsraëlValley, le Fil Info. « La Boussole. Spécial France-Israël ».

Notre « Boussole du Jour » de la relation France-Israël ne peut ignorer le discours du Président Macron sur le nucléaire. Les israéliens n’en parlent pas. En effet le nucléaire est un domaine très sensible dans l’Etat Hébreu.

19H56. La ministre des Transports confirme la réouverture graduelle de l’espace aérien israélien à partir de mercredi soir.

19H55. DASSAULT. La France a confirmé un renforcement immédiat de sa présence militaire dans le Golfe. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé le déploiement d’avions de combat Dassault Rafale au-dessus des Émirats arabes unis afin de protéger les bases françaises.

Cette décision intervient après l’attaque présumée d’un drone iranien contre un hangar d’une installation militaire française aux Émirats. « La France ne reculera pas et honorera ses engagements au Moyen-Orient », a déclaré le chef de la diplomatie sur BFMTV, ajoutant que des discussions étaient en cours avec les partenaires régionaux pour renforcer leurs capacités de défense.

La multiplication des frappes et des tentatives d’attaques contre des infrastructures occidentales alimente les craintes d’un élargissement du conflit au-delà du face-à-face entre Israël et l’Iran. L’implication croissante des puissances européennes traduit la volonté de sécuriser leurs intérêts stratégiques, tout en cherchant à éviter une escalade régionale incontrôlée.

13H10. RAPATRIEMENTS.

La France se prépare à affréter des vols pour rapatrier ses ressortissants «les plus vulnérables» présents dans les pays du Moyen-Orient touchés par la guerre contre l’Iran, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères français. «Nous nous préparons à des affrètements de vols pour que les personnes les plus vulnérables, les personnes qui méritent d’être accompagnées, puissent, le cas échéant, en bénéficier», a déclaré Jean-Noël Barrot sur la chaîne BFMTV, sans préciser combien de personnes pourraient être concernées par ces vols.

Selon le chef de la diplomatie française, quelque 400.000 ressortissants français sont présents dans la douzaine de pays touchés par le conflit en cours. «Pour l’essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d’autres, ce sont des Français de passage», dont environ 25.000 se sont déjà manifestés auprès du ministère des Affaires étrangères, a-t-il précisé, encourageant tous les Français à se faire recenser «pour pouvoir les localiser».

Les dispositifs mis en place varient selon les pays concernés. «Nous avons par exemple mis en place aux frontières entre l’Israël et l’Egypte et la Jordanie, des équipes consulaires qui, à la frontière, ont facilité le passage des ressortissants français qui souhaitent sortir par la voie terrestre et ensuite emprunter un vol depuis l’Egypte ou la Jordanie», a affirmé le ministre. De même, les Français souhaitant quitter les Émirats arabes unis pourront le faire aux frontières avec Oman et l’Arabie saoudite, «deux pays dont jusqu’à présent, l’espace aérien est ouvert», a-t-il ajouté.

Concernant les vols, plusieurs options sont également sur la table. D’une part, les ressortissants français pourront emprunter des vols commerciaux sur lesquels Paris aura pu réserver des «blocs de places», des «vols civils» pourront également être affrétés, et «nous pourrions solliciter des avions de la République française», a détaillé Jean-Noël Barrot. «S’agissant des personnes vulnérables, ce sont les postes diplomatiques, les ambassades et les consulats qui sont au contact de nos ressortissants sur place, en lien avec le Quai d’Orsay, qui établissent ces listes pour que les personnes vulnérables puissent bien retourner en France en priorité», a-t-il dit.

13H00. BOURSE. Paris perd -3,18%.

Mardi difficile pour les Bourses mondiales. Les places financières creusent leurs pertes mardi matin, lestées par la flambée des prix du pétrole au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, qui ravive les craintes d’une inflation généralisée. Vers 10h40 GMT en Europe, les Bourses européennes s’enfoncent : Paris perd -3,18%, Francfort -4,11% et Milan -4,73%. La veille, les principales places européennes avaient déjà cédé environ 2%.

En Asie, à la Bourse de Séoul, où reprenaient les échanges après un lundi férié, l’indice Kospi a terminé sur une chute de 7,24%. À Tokyo, l’indice vedette Nikkei a chuté de 3,06% et l’indice hongkongais Hang Seng a terminé en baisse de 1,12%.

Hier à la Bourse de Paris, les actions de Totalenergies ont bondi d’environ 5 % en début de séance, profitant de la flambée des prix du pétrole liée aux tensions militaires au Moyen-Orient qui dopent les perspectives de revenus des majors énergétiques.

10H05. Guerre en Iran : Emmanuel Macron annonce une « dissuasion avancée » européenne et un renforcement nucléaire français.
Coopération avec Londres et Berlin, sous-marin « L’Invincible », hausse des capacités stratégiques : ce que l’n sait.

Dans un discours dense consacré à la doctrine de défense nationale, le président de la République a annoncé le renforcement des capacités nucléaires françaises, la création progressive d’une « dissuasion avancée » européenne et une coopération accrue avec plusieurs partenaires du continent.

Dans un contexte marqué par les frappes israélo-américaines contre l’Iran, les représailles de Téhéran dans le Golfe et la montée des tensions au Liban, la France affirme ainsi sa volonté de consolider sa posture stratégique.

Le conflit déclenché par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran a rapidement pris une dimension régionale. Des explosions ont été entendues à Téhéran. L’armée israélienne a annoncé frapper des positions du Hezbollah au Liban et appelé à l’évacuation de plusieurs localités. L’Iran a revendiqué de nouvelles salves de missiles en direction d’Israël.

Dans le Golfe, des drones iraniens ont visé des installations énergétiques au Qatar, entraînant l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié par QatarEnergy. Le prix du gaz européen a bondi de près de 40 % dans la foulée.

Plusieurs États ont lancé des opérations d’évacuation de leurs ressortissants. L’Allemagne a annoncé l’envoi d’avions civils en Arabie saoudite et à Oman pour rapatrier des touristes vulnérables.

Face à cette escalade, l’Union européenne appelle à éviter une propagation du conflit. La Russie a demandé la cessation immédiate des hostilités. De son côté, l’Iran affirme être « prêt pour une longue guerre ». C’est dans ce climat d’extrême tension que la France redéfinit publiquement sa posture stratégique.

Emmanuel Macron a annoncé que huit pays européens avaient accepté de participer à une initiative de « dissuasion avancée » portée par la France. Les États concernés sont : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.

Ces pays pourront accueillir des « forces aériennes stratégiques » françaises. L’objectif affiché est de « se disséminer dans la profondeur du continent européen » afin de compliquer le calcul d’éventuels adversaires.

Cette évolution marque une étape importante dans la réflexion stratégique française. Jusqu’ici, la dissuasion nucléaire française reposait sur une posture strictement nationale, même si elle contribuait de facto à la sécurité européenne. Désormais, la France propose une forme d’intégration plus visible, sans pour autant partager la décision ultime.

Malgré l’ouverture à ses partenaires, Emmanuel Macron a insisté sur un point fondamental : il n’y aura « aucun partage de la décision ultime ». La dissuasion nucléaire demeure un « intangible français ». Elle reste « la pierre angulaire de notre stratégie de défense ».

Concrètement, cela signifie que si des alliés peuvent participer à des exercices ou accueillir des moyens stratégiques, la décision d’emploi de l’arme nucléaire reste exclusivement entre les mains du président de la République.

Cette précision vise à rassurer sur la souveraineté stratégique de la France, tout en répondant aux attentes de plusieurs partenaires européens qui souhaitent un renforcement du pilier européen de défense.

Autre annonce majeure : Paris, Londres et Berlin vont « travailler ensemble à des projets de missiles de très longue portée ». Cette coopération trilatérale intervient dans un contexte où les équilibres stratégiques mondiaux évoluent rapidement.

Le développement de missiles à très longue portée vise à renforcer la capacité de dissuasion conventionnelle européenne, en complément de la force de dissuasion française.

Il ne s’agit pas uniquement d’une réponse à la guerre en Iran, mais d’une adaptation à un environnement stratégique plus incertain, marqué par la multiplication des conflits régionaux et la montée des tensions entre grandes puissances.

Emmanuel Macron a également annoncé que la France allait augmenter le nombre de ses têtes nucléaires. Aucun chiffre précis n’a été communiqué, mais cette déclaration constitue une évolution notable.

Depuis plusieurs décennies, la doctrine française reposait sur un principe de stricte suffisance : disposer du nombre minimal d’armes nécessaire pour garantir une capacité de riposte crédible. Le renforcement annoncé traduit la volonté d’adapter cette posture aux nouvelles menaces.

Le président a aussi officialisé la mise en mer, à l’horizon 2036, d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins baptisé « L’Invincible ». Les sous-marins nucléaires constituent le cœur de la force de dissuasion française. Invisibles et mobiles, ils garantissent la capacité de frappe en second, c’est-à-dire la possibilité de riposter même après une attaque.

Emmanuel Macron a rappelé que très peu de nations dans le monde maîtrisent la construction de ce type de matériel stratégique. L’annonce de « L’Invincible » s’inscrit dans la continuité du renouvellement des composantes nucléaires françaises, mais elle prend une résonance particulière dans le contexte actuel de tensions internationales.

Au-delà des annonces techniques, le discours présidentiel porte un message politique clair. Dans un contexte où l’Iran multiplie les frappes de représailles et où la région s’embrase, la France veut démontrer qu’elle dispose d’une capacité de défense crédible et indépendante. Emmanuel Macron a rappelé la puissance de l’arsenal nucléaire français, affirmant qu’« aucun État, si puissant soit-il, ne pourrait s’y soustraire » en cas d’utilisation.

Cette phrase vise à réaffirmer la crédibilité de la dissuasion française sans pour autant annoncer une quelconque escalade. La doctrine reste défensive : l’arme nucléaire n’est conçue que pour empêcher une agression majeure.

9h00. Frédéric Journès : « La priorité absolue est la sécurité des Français en Israël »

Face à l’escalade sécuritaire, l’ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, appelle les ressortissants français à la plus grande vigilance.

L’ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, a appelé dimanche soir les ressortissants français à suivre strictement les consignes du Commandement du front intérieur, alors que la situation sécuritaire reste tendue. « La priorité, c’est votre sécurité. Même si cela peut être impressionnant ou contraignant, il faut respecter les instructions et se rendre dans les abris lorsque les sirènes retentissent », a-t-il insisté.

8H31. Caroline Yadan.

Alors que la situation sécuritaire se tend en Israël, la députée des Français de l’étranger Caroline Yadan détaille les mesures mises en place pour accompagner les ressortissants français souhaitant rentrer en France. Numéros d’urgence, cellules de crise, départs par voies terrestres et recommandations de sécurité : un point complet sur les solutions existantes, mais aussi sur la réalité vécue sur place entre alertes, solidarité et résilience de la population israélienne.

Pour tous renseignements voici le numéro de cette cellule téléphonique pour les situations d’urgence qui a été mise en place par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, d’Israël ( 03) 766 17 17. De France (33) 01 43 17 5100. *

https://www.youtube.com/watch?v=DEKyrmGdHg0

8H27.  La base française aux Émirats.

Dimanche dernier un hangar sur la base française aux Émirats a été touché lors d’une attaque de drones. Le site était probablement délibérément ciblé. Les avions prépositionnés sur la base au Levant H5 avaient été sollicités pour intercepter des drones iraniens lancés contre Israël en 2025 notamment. Ces drones volant à basse altitude peuvent représenter une menace. Les moyens aériens sont en revanche inefficaces contre les missiles balistiques.

8H25. Le porte-avions Charles de Gaulle.

L’Etat-major des armées a démenti formellement un redéploiement du groupe aéronaval français vers la Méditerranée. Alors que les États-Unis et Israël frappent le régime iranien depuis samedi, le porte-avions Charles de Gaulle se trouve en Atlantique Nord, après une escale à Malmö en Suède. L’hypothèse de rediriger le GAN vers le Proche-Orient a circulé dimanche. «Il n’y a pas de changement», assure au contraire une autre source au fait du déploiement.

Pour autant, les armées réfléchissent à renforcer les bases françaises dans la région, que ce soit en Jordanie ou aux Émirats arabes unis. «Pour des raisons de sécurité des opérations», l’état-major «ne communique pas sur les éventuelles mises en place de moyens supplémentaires et les ré-articulations locales», dit-on.

8H21. Dominique de Villepin.

Pierre Lellouche critique l’ancien premier ministre Dominique de Villepin. Ce dernier a déclaré dans une tribune publiée dans L’Obs que «cette nouvelle guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran ne sert ni la paix, ni la démocratie, ni le droit». Pour le co-fondateur de l’IFRI, «la réaction de Dominique de Villepin à cette guerre en Iran est une redite de son discours de 2003 . Il s’est rangé dans la tendance islamo-gauchiste. Il a décidé de devenir une sorte de Mélenchon de centre droit, je pense que ça n’ira pas loin».

8H20. «la France n’a été ni prévenue ni impliquée» dans l’attaque qui a visé la République islamique d’Iran.

Pour l’ancien président de l’assemblée parlementaire de l’OTAN, Pierre Lellouche, la première réaction d’Emmanuel Macron au déclenchement de la guerre en Iran n’est pas assez forte. «Le Club Le Figaro Idées» présenté par Eugénie Bastié est à retrouver sur «Le Figaro TV» ce jeudi 5 mars à 22h30.

«La première réaction d’Emmanuel Macron à la guerre déclenchée en Iran est quasiment la même que celle du pape », raille l’ancien président de l’assemblée parlementaire de l’OTAN dans «Le Club Le Figaro Idées» présenté par Eugénie Bastié sur «Le Figaro TV».

Puis, il continue sur le même ton ironique. «C’est à se demander si on est devenus une officine du Vatican ou une ONG. La France est pourtant une grande puissance qui a œuvré dans la création du Moyen-Orient actuel». Pour rappel, le président de la République avait affirmé, en premier lieu, que «la France n’a été ni prévenue ni impliquée» dans l’attaque qui a visé la République islamique d’Iran et que «nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l’activité balistique, des déstabilisations régionales se régleront simplement par les frappes et évidemment aussi les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre».

8H10. La Cour pénale internationale.

« Si la France soutient officiellement la Cour pénale internationale, aucune mesure n’a été prise pour interpeller le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ou son ancien ministre de la défense Yoav Gallant, visés par un mandat d’arrêt depuis le 24 novembre 2024. Le 26 septembre dernier, la France autorise même explicitement le premier à survoler son territoire, en violation de ses obligations. Même des sanctions symboliques, comme le retrait des athlètes ayant participé à la guerre des compétitions internationales, ou l’exclusion de l’Eurovision 2026, sont tout à fait exclues. Quatre ans après les sanctions immédiates ayant visé la Russie suite à l’invasion de l’Ukraine, incluant de lourdes sanctions économiques et financières, la fermeture de médias accusés d’être liés au Kremlin, le gel d’avoirs russes et le soutien aux condamnations internationales visant Vladimir Poutine, le décalage est frappant ».

8H05. En France on observe avec un grand intérêt le combat d’Israël sur le front de la guerre des réseaux.

Depuis samedi, des groupes israéliens et américains cherchent à la fois à mobiliser la population iranienne et à ralentir la contre-attaque. Les pirates locaux préparent leur réplique.

« L’heure du jugement dernier a sonné » ; « l’aide est arrivée ». Ces notifications ont déferlé samedi matin sur les écrans de smartphones de millions d’Iraniens via l’application BadeSaba Calendar, qui a normalement pour fonction de rappeler aux fidèles les horaires des prières quotidiennes. Ce service très populaire, qui affiche 5 millions de téléchargements rien que sur le Google Store, a en effet été piraté dès le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran pour transmettre des messages à la population.

Des millions de notifications ont ainsi été envoyées en persan, encourageant civils et militaires à la résistance. « Pour la liberté de nos frères et sœurs iraniens, voici un appel lancé à toutes les forces de répression : déposez les armes ou rejoignez les forces de libération. C’est la seule façon de sauver votre vie pour l’Iran », pouvait-on lire ce week-end parmi ces messages. L’origine de ce piratage est encore inconnue.

7H50. ISRAEL TIME. La France est « prête » à « participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie.

Paris, Berlin et Londres se préparent à « des actions défensives nécessaires et proportionnées » contre l’Iran. Une base britannique à Chypre a été visée par des tirs de drones.

En moins de 48 heures, les principaux pays européens n’ont pu résister à la nécessité de s’impliquer d’une manière ou d’une autre dans la guerre au Moyen-Orient, après une première réaction, samedi, pour tenter de garder leurs distances avec l’opération américano-israélienne en Iran. Impossible de continuer à rester en retrait quand les intérêts de l’Europe sont en jeu, voire son territoire même, alors que Chypre a été visée par des attaques iraniennes.

La France est « prête » à « participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, ciblées par des frappes de l’Iran, « conformément aux accords qui la lient à ses partenaires et au principe de légitime défense collective », a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dimanche soir, Emmanuel Macron avait annoncé lors d’un Conseil de défense son intention de « rehausser notre posture et notre accompagnement défensif », justifiée par « l’évolution des dernières heures ».

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