EXCLUSIF. A la suite d’un appel dans les réseaux sociaux, IsraelValley a pu contacter des familles d’enfants écartés du Parc d’activités de loisirs dans le sud des Pyrénées-Orientales. Les parents d’enfants ne souhaitaient pas s’exprimer car ils « attendent le retour des enfants en Israël ». Mais il est clair que les parents, très bien informés du niveau d’antisémitisme en France, décrivent la France comme « un pays hostile aux israéliens ». « Nous nous attendions à des incidents antisémites. La sécurité importante qui protège le Groupe nous rassure ».
Selon Corine Serfati-Chetrit, du Crif Perpignan et de l’Observatoire juif de France de l’Occitanie, ce nouvel acte démontre que «l’on est dans un tsunami de l’antisémitisme en France». «C’est, sans hésitation et sans aucun doute possible, une preuve supplémentaire que c’est un danger maintenant, d’être juif et israélien sur le sol français», ajoute-t-elle.
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a réagi à cet acte antisémite. «Qui aurait imaginé, il y a encore quelques années, qu’en France des jeunes puissent être refoulés d’un parc de loisirs en raison de leur religion», s’est-il indigné.
LE POINT. « Si cela s’avère réel, ce sera pour le moins gravissime. Une odeur de suspicion traîne dans l’air depuis que, jeudi 21 août, 150 vacanciers israéliens se sont vu refuser l’entrée du Parcours aérien Tyrovol, un parc d’activités de loisirs dans le sud des Pyrénées-Orientales. Comme le précise Le Parisien, ces enfants, âgés de 8 à 16 ans, avaient réservé de longue date ce séjour via un tour operator espagnol.
Ils étaient en provenance d’Espagne et venaient profiter d’un séjour en colonie de vacances. Le gérant s’est opposé à leurs venues « en raison de convictions personnelles, avant d’avancer d’autres justifications auprès d’autres personnes », d’après le parquet de Perpignan. Le groupe de vacanciers israéliens a donc été contraint de se rendre dans un autre site de loisir en France. À bord de trois bus, ils ont été escortés par la gendarmerie, en charge de leur sécurité, « sans le moindre incident », a précisé le parquet jeudi en fin de journée.
Un message posté mercredi 20 août sur le site Facebook du parc indiquait une fermeture de tout le site le lendemain pour des raisons de sécurité « afin de réaliser une inspection complète des installations ». Un timing pour le moins curieux. Floran S., le gérant du Tyrovol, parcours aérien de tyroliennes, a été placé en garde à vue à Saillagouse pour « discrimination fondée sur la religion dans le cadre de l’offre ou de la fourniture d’un bien ou d’un service » selon le parquet de Perpignan. Âgé de 52 ans, il est inconnu des services de la justice et « ne fait pas l’objet de mauvais renseignements ».
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