DeepSeek, la menace « made in China » sur les géants américains de l’IA. De nombreux israéliens interrogés par IsraelValley connaissaient parfaitement DeepSeek et n’ont pas du tout été étonnés par l’évolution de DeepSeek.
Selon un analyste israélien : « L’approche open source de DeepSeek change tout. Cela ouvre la porte à Israël pour réintégrer la course. Je prédis que nous verrons des entreprises israéliennes développer des modèles similaires d’ici quelques semaines – en tirant parti des algorithmes éprouvés, en mettant en œuvre des adaptations locales et en contournant les problèmes de confidentialité généralement associés au développement chinois ».
Le hightech israélien, encouragé par Tsahal, fait un effort considérable en matière de veille technologique active. Objectif prioritaire : identifier des nouvelles technologies utilisables par Tsahal.
La jeune start-up chinoise d’intelligence artificielle DeepSeek a lancé un nouveau chatbot capable de concurrencer les plus grands noms américains du secteur pour un coût au moins dix fois inférieur. Retour sur un phénomène qui pourrait menacer le modèle économique d’OpenAI et compagnie, et a déjà commencé à faire chuter en Bourse les géants de la Silicon Valley.
Selon france24.com : « C’est le grain de sable chinois dans la mécanique bien huilée des géants américains de l’intelligence artificielle. Le modèle R1 de DeepSeek, petit poucet des chatbots chinois, est venu détrôner ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et consorts en devenant l’application gratuite numéro 1 sur l’App Store d’Apple. « DeepSeek a même réussi une première pour une application chinoise : arriver, lundi 27 janvier, en top du classement à la fois sur les versions américaine et chinoise de la boutique d’applications de l’iPhone », souligne le site d’information sur la tech chinoise Pandaily.
Une prouesse qui a pris la Silicon Valley par surprise. Ce nouvel agent conversationnel a été lancé il y a une semaine… par une très jeune société. « DeepSeek a été créé il y a à peine deux ans. C’est une start-up au sujet de laquelle on ne sait que très peu de choses », souligne Guangyu Qiao-Franco, spécialiste des technologies émergentes en Chine à l’université Radboud de Nimègue (Pays-Bas).
Une autre possibilité serait que « DeepSeek obtienne des résultats étonnamment bons en utilisant une profondeur et une précision de calcul moins importantes que ses concurrents américains ou européens », note Anthony Cohn.
Le nouveau venu chinois vient également narguer les alternatives occidentales en proposant un chatbot « open source » (« source ouverte »), c’est-à-dire dont le code source peut être adapté et certains aspects modifiés librement. Un sacré pied de nez à OpenAI ou Google dont la recette de l’IA est jalousement gardé à l’abri des regards extérieurs. Pour Yann Le Cun, le scientifique en chef de l’IA chez Meta (maison mère de Facebook), le succès de DeepSeek-R1 « prouve la supériorité des modèles en open source sur les modèles propriétaires ».
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