Royaume-Uni : quatre militants de « Palestine Action » reconnus coupables après une intrusion dans une entreprise liée à Israël


Ils ont été reconnus coupables après une intrusion violente dans un site de Elbit Systems.

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Illustration - La police britannique arrête des partisans de Palestine Action

Quatre militants du groupe « Palestine Action » ont été reconnus coupables de dégradations après une intrusion dans un site britannique d’une entreprise de défense liée à Israël, à l’issue d’un nouveau procès. Les faits remontent au 6 août 2024, dans une usine du groupe Elbit Systems située à Bristol.

Selon l’accusation, les militants ont utilisé un fourgon pénitentiaire pour enfoncer l’entrée du site. Équipés de masses, de barres à mine et de marteaux, et vêtus de combinaisons rouges, ils ont vandalisé du matériel, notamment des ordinateurs et des équipements liés aux drones, tout en projetant de la peinture rouge à l’aide d’extincteurs.

Parmi les accusés, Samuel Corner, 23 ans, a également été reconnu coupable de violences graves après avoir frappé une policière dans le dos avec une masse de plus de trois kilos. La victime, la sergente Kate Evans, a subi une fracture de la colonne vertébrale. Corner a toutefois été acquitté de l’accusation plus lourde de violences avec intention.

Trois autres militants — Charlotte Head, Leona Kamio et Fatema Rajwani — ont également été déclarés coupables de dégradations. En revanche, deux accusés, Zoe Rogers et Jordan Devlin, ont été acquittés sur ce point. L’ensemble des prévenus avait déjà été relaxé en février d’une accusation plus grave de cambriolage aggravé.


Lors du procès, le juge a demandé aux jurés d’écarter toute considération liée au conflit israélo-Hamas ou au débat sur la qualification du groupe comme organisation terroriste, soulignant que les motivations politiques ne pouvaient justifier des actes illégaux.

L’accusation a reconnu l’engagement des militants en faveur de la cause palestinienne, mais a insisté sur l’absence de justification légale à leurs actes. « Ce n’est pas parce qu’ils considèrent leurs actions comme moralement justifiées qu’elles le sont juridiquement », a rappelé la procureure.

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