Il est clair que très peu de personnes ont entendu parler en Israël du « Syndrome méditerranéen ».

SELON MEDIAPART : « Le 2 juillet 2023, une adolescente de 13 ans, prénommée Aïcha, décède à la suite d’une hémorragie cérébrale et une malformation artérioveineuse. Tout a commencé douze jours plus tôt, lorsqu’Aïcha fait un malaise et se retrouve semi-consciente. Ses parents appellent les pompiers.

Ils se déplacent mais repartent sans la prendre en charge car ils estiment qu’elle simule. C’est ce que raconte l’enquête de David Perrotin, qui révèle un enregistrement accablant de la conversation entre les parents d’Aïcha et les pompiers.

Depuis nos révélations, la préfecture de police de Paris a annoncé avoir sanctionné les pompiers après une enquête disciplinaire. La famille d’Aïcha a déposé plainte ce vendredi, pointant « de sérieux dysfonctionnements dans l’intervention des pompiers » et demandant que la lumière soit faite « sur les possibles biais intellectuels qui le sous-tendent ».

Déterminer si l’adolescente noire a été victime d’un biais raciste qu’on appelle « syndrome méditerranéen » est incontournable. Ce syndrome consiste à croire, sans aucun fondement scientifique, que des patients d’origine africaine, caribéenne ou maghrébine exagèrent leur douleur ou simulent, donnant ainsi peu de considération à leur parole.

Mediapart a déjà documentée cette discrimination, en racontant comment Yolande Gabriel, une femme martiniquaise de 65 ans, est décédée après une prise en charge tardive par le Samu. Ou encore dans cette enquête sur la non prise en charge de la douleur lors des accouchements.

« Et si nous n’étions pas noires ? », se demande la mère d’Aïcha dans notre article. Cette question, aucune famille racisée ne devrait avoir à se la poser ».

 
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