Le « Dôme de fer ». Une trentaine de roquettes ont été lancées depuis le Sud-Liban sur la Galilée occidentale et la Haute Galilée, dans le nord d’Israël. Cinq d’entre elles ont atterri en territoire israélien, faisant des dégâts. Les autres ont été interceptés par le système de défense aérienne Dôme de fer.
Présent depuis 2010-2011 en Israël, ce système affiche de solides performances face aux roquettes, missiles et drones. Le « Dôme de fer » déployé depuis le début des années 2010 couvre, aujourd’hui, la quasi-intégralité du ciel d’Israël pour contrer les roquettes lancées vers son territoire depuis Gaza, le Liban ou la Syrie.

Concrètement, le « Dôme de fer » est une batterie de missile portable. Chaque dispositif comprend un radar de détection et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de 20 missiles d’interception. Le système permet, en théorie, d’abattre en vol des engins d’une portée de 4 à 70 km. Le système est, surtout, destiné à contrer les projectiles de courte et de moyenne portée – roquettes, obus d’artillerie – visant les zones habitées. En mars 2021, Israël a dévoilé la nouvelle version qui peut désormais intercepter « simultanément » roquettes, missiles et drones, selon l’État hébreu.

Bien qu’Israël parvienne à abattre jusqu’à 96% des roquettes, le bouclier n’est pas totalement hermétique. En 2012, l’armée israélienne avait avancé un taux d’efficacité de l’ordre de 85%. Depuis, aucune annonce sur ce sujet n’a été faite. Néanmoins, dans les faits, le bouclier anti-missiles a, en plus de dix ans d’utilisation – intercepté et détruit plusieurs milliers de roquettes, en provenance principalement de l’enclave de Gaza.

Le « Dôme de fer » n’est pas encore en mesure de stopper la course des ballons incendiaires ou des projectiles lancés à très basse altitude. En revanche, depuis plusieurs années, Israël multiplie les interceptions de drones.

Développé par le groupe d’armement public Rafael Defense Systems basé à Haïfa (nord d’Israël), le « Dôme de Fer » est financé en partie par les États-Unis. Depuis sa mise en place en 2010-2011, le système a été exporté dans plusieurs pays comme l’Azerbaïdjan, l’Inde, la Roumanie et même les États-Unis, qui développent désormais leur propre système.

Chaque tir de batterie coûte à environ 50.000 dollars (environ 41.000 d’euros). La mise en place du système, décidée en 2005, avait d’ailleurs été retardée pour mieux former le personnel, mais aussi parce qu’il semblait exagérément cher. Une station entière, elle, coûte entre 37 et 50 millions de dollars, selon le nombre de missiles contenus dans la batterie. À ce jour, Israël a déployé dix stations mobiles sur un objectif affiché de 15.

 


IsraelValley.
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