I24NEWS. Simon Seroussi, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, était l’invité hier soir de Jean-Charles Banoun dans l’émission Le Prime sur i24NEWS, la chaîne internationale du groupe Altice.
L’entretien était l’occasion pour le porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, de réagir à l’invitation de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri par la Ville de Lyon à participer à une table-ronde sur les accords d’Olso en février prochain. Présenté comme « défenseur des droits humains et ancien prisonnier politique », par la mairie de Lyon, Salah Hamouri a été incarcéré entre 2005 et 2011 par la justice israélienne, pour sa participation à un projet d’assassinat de l’ancien grand rabbin d’Israël. Israël l’a expulsé vers la France en décembre 2022.
Simon Seroussi est tout d’abord revenu sur les raisons pour lesquelles l’ambassade d’Israël en France « a été profondément choquée par l’organisation » de cette table-ronde. Selon lui, « ne pas inviter un seul représentant israélien à participer à cet événement est extrêmement problématique ». Quant à l’invitation de Salah Hamouri, il a tenu à rappeler : « Salah Hamouri est affilié au mouvement du FPLP, organisation terroriste pas seulement pour Israël mais pour la France et Israël. Le FPLP est responsable de dizaines d’attentats terroristes qui ont visé des civils, pas seulement en Israël mais à travers le monde ».
Il a poursuivi ses propos : « Salah Hamouri a été condamné pour sa participation au projet d’assassinat du grand rabbin d’Israël. Il a même plaidé coupable ! C’est insensé d’inviter un terroriste condamné pour activités terroristes à venir parler du conflit, en le présentant comme un défenseur des droits de l’Homme ».
Enfin, Simon Seroussi a été interrogé sur une autre polémique qui touche l’agglomération lyonnaise et qui concerne l’annulation d’un voyage scolaire à Auschwitz pour des raisons sécuritaires. Le porte-parole de l’ambassade d’Israël en France a expliqué : « Je ne dispose pas de de toutes les informations sur ce dossier donc je ne veux pas m’exprimer directement dessus ». Et de conclure : « Si pour une raison ou une autre, il est impossible de se rendre à Auschwitz, il y a d’autres manières de travailler sur ce thème et d’autres lieux de mémoire très importants, notamment en France ».
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