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Israël abrite de nombreuses entreprises de cyberespionnage. Parmi elles, NSO Group, la société qui a conçu Pegasus, le logiciel qui aurait été utilisé par le Maroc pour espionner plusieurs membres du gouvernement français.

Le 26 décembre, le quotidien national Hareetz a présenté une autre entreprise du secteur, Toka, qui est quant à elle spécialisée dans la prise de contrôle des caméras de vidéosurveillance, rapporte Numerama. Son logiciel permet de rechercher des appareils dans un périmètre défini, d’infiltrer le système informatique qui gère les caméras de surveillance, puis d’en observer leurs images.

Des clients français recensés.

Tout cela peut être fait sans que les agents ne remarquent la présence d’intrus dans le système, puisque le logiciel ne laisse aucune empreinte numérique connue, selon l’analyse d’un expert en informatique consulté par Numerama. L’outil de Toka permet notamment aux clients de suivre un véhicule et noter ses déplacements grâce à sa plaque d’immatriculation, à l’aide des caméras de vidéosurveillance urbaines.

Le logiciel permettrait également de falsifier les enregistrements pour faire mentir les images. Créée en 2018, Toka est dirigée par Ehud Barak, un ex-Premier ministre israélien et un ancien chef de la cybersécurité nationale. Elle travaille depuis Tel-Aviv et Washington pour plusieurs clients ou organisations étatiques situés en principalement en Occident, dont Israël, mais aussi la France.

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