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Tou BeAv 2022 en Israël. De la soirée du jeudi 11 août. À la soirée du vendredi 12 août.

Le calendrier juif a sa propre fête de l’amour : Tou Beav. Au centre de l’ancienne gare ottomane de Jérusalem, un énorme cœur est installé. Les couples peuvent monter dedans et s’y faire prendre en photo. L’œuvre est là toute l’année. La Saint-Valentin n’est guère marquée en Israël, si ce n’est dans quelques magasins.

Le calendrier juif a sa propre fête des amoureux : Tou Beav. Elle est célébrée durant l’été. Assis sur un banc, profitant de la douceur du soleil de l’hiver, Shalom Ozach dit préférer une célébration quotidienne de l’amour à ces deux fêtes. « Mais Tou Beav correspond certainement plus à notre culture et à notre histoire », reconnaît-il. « Elle a incontestablement plus de sens pour moi. »

Une récente étude menée par l’Institut de la politique du peuple juif (JPPI) souligne la préférence des Israéliens pour Tou Beav. Elle souligne même que 10 % des Israéliens juifs n’ont jamais entendu parler de la Saint-Valentin. Le facteur religieux joue un rôle primordial. « Une personne traditionnaliste, pratiquante ou ultra-orthodoxe aura une tendance claire à préférer Tu B’Av à la Saint-Valentin », souligne Shmuel Rosner, chercheur au JPPI et directeur du projet consacré au judaïsme israélien. « A l’inverse, plus la personne est laïque, plus les chances sont grandes qu’elle privilégie la Saint-Valentin à Tou Beav ou que, dans certains cas, elle célèbre les deux. »

Malgré la mondialisation et un positionnement du pays résolument occidental, les traditions juives demeurent les plus importantes. Il en va de la célébration de l’amour comme d’autres fêtes : pour la majorité des juifs Israéliens, le nouvel an correspond à Rosh Hashana, célébré durant l’automne, et non au 1er janvier. (www.rfi.fr)

CULTURE JUIVE. Le 15 av ayant une signification vaguement agricole, plusieurs tentatives furent menées dans le mouvement du kibboutz pour le célébrer sous forme de fête de la tonte ou de la vigne, sans succès.

La présentation du 15 av comme fête de l’amour et des amoureux, à l’instar du 14 février, a connu un succès modéré. Les concerts jusqu’à l’aube, dont le plus célèbre se tient sur la plage de Tsemah, au sud de Tibériade, y sont devenus une nouvelle tradition parmi le public laïc, indépendamment de tout contexte « religieux ».

Certains affirment que cette coïncidence n’est en rien fortuite et que le 15 av comme le seraient les avatars d’une fête païenne ou agricole (ayant lieu à la moitié de la saison des vendanges).

Dans la première hypothèse, elles seraient à rapprocher des fêtes de la mi-été, célébrées avec des feux d’artifice comme autrefois en Syrie et actuellement lors de certains mariages. Dans la seconde hypothèse, elles proviendraient des rondes de jeunes filles qui avaient lieu dans tout le Moyen-Orient antique, afin de fertiliser la terre et les vignes.

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