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« Ukraine : le grand dilemme des Israéliens russophones. »

Les russophones représentent 15 % de la population israélienne. La guerre en Ukraine les met souvent en porte-à-faux avec le gouvernement israélien qui refuse d’imposer des sanctions contre la Russie.

Tatiana est d’origine russe mais son coeur bat pour les Ukrainiens. Et pas seulement parce qu’elle est mariée depuis vingt ans à Alon Gour, originaire de Kiev. « Dès que Poutine est arrivé au pouvoir en 2000, j’ai milité contre lui. C’est un homme du KGB et il n’y a pas de gens bien au KGB », explique avec passion cette femme de 59 ans, originaire de Khabarovsk, une ville à 8.200 km de Moscou et 1.000 km de la mer du Japon.

Non-juive, Tatiana débarque en Israël en 1999 grâce à une amie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, elle et son mari consacrent toutes leurs soirées et tous leurs shabbats à s’occuper des réfugiés ukrainiens arrivés en Israël et à envoyer tout ce qu’ils peuvent en Ukraine.

Dans leur appartement de Kfar Saba, au nord de Tel Aviv, des cartons, prêts au départ, sont empilés dans tous les coins.

Au-dessus de la bibliothèque du salon, deux drapeaux entremêlés : l’un aux couleurs d’Israël, l’autre à celles de l’Ukraine.

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