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L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a récemment maintenu la note favorable d’Israël à AA avec une perspective « stable ».

L’’agence a évoqué la forte performance économique d’Israël au cours de l’année écoulée, son économie robuste et une « structure de dette optimale », selon le ministère des Finances.

S&P a également exprimé ses préoccupations quant aux risques politiques et sécuritaires dans le pays : la coalition a perdu une majorité déjà très mince et le futur paysage politique [est incertain].

S&P a expliqué s’attendre à ce que l’économie israélienne croisse à un taux de 5,5 % en 2022, après une croissance de plus de 8 % en 2021, bien supérieure aux prévisions et la plus élevée enregistré en Israël en l’espace de 21 ans, selon les données publiées en février par le Bureau central des statistiques.

L’OCDE avait prévu une croissance d’environ 6,3 % en 2022 pour Israël dans ses Perspectives économiques de décembre 2021.

S&P a noté la performance budgétaire positive d’Israël et la robustesse de son secteur technologique, qui composent une économie résiliente, peu affectée par « l’impact limité » de la guerre de la Russie contre l’Ukraine contre Israël.

Le siège de la société financière américaine Standard and Poor’s (S&P) dans le Lower Manhattan, à New York, en Mai 2014 (Crédit : mixmotive via iStock par Getty Images)

« Les perspectives stables équilibrent des risques géopolitiques et politiques intérieurs élevés et la détérioration de la situation budgétaire d’Israël induite par la pandémie, contre l’économie durablement résiliente de l’Etat, l’amélioration des performances budgétaires et la forte balance des paiements », indiquait l’annonce de S&P selon le média public chinois Xinhua.

S&P s’attend à un taux d’inflation moyen de 3,8 % en 2022, notant que ce taux était nettement inférieur à celui de la plupart des pays développés. L’inflation aux États-Unis, par exemple, a atteint un sommet de 8,5 % en mars, légèrement redescendu à 8,1 % en avril.

Le taux d’inflation annuel d’Israël a atteint 3,5 % en février, le plus haut taux depuis 2011, supérieur à l’objectif de la Banque centrale, compris entre 1 % et 3 %. La Banque d’Israël a relevé le taux d’intérêt de référence à 0,35 % le mois dernier – il était de 0,1 % depuis le début de la pandémie – afin de limiter la hausse de l’inflation et des prix de l’immobilier en Israël.

 

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