La société israélienne de foodtech, Wilk, a réussi à produire en laboratoire, la protéine humaine de lactoferrine, qui possède une très forte affinité pour le fer.

La lactoferrine agit en régulant la réponse immunitaire cellulaire à différents niveaux. Chez des individus en bonne santé, elle serait en première ligne dans le système de défense immunitaire et protège des invasions infectieuses grâce à sa capacité unique à se lier au fer, utilisé par un vaste éventail d’organismes pathogènes et de tumeurs pour croître et se reproduire. Cette protéine joue donc un rôle dans les premières lignes de défense immunitaire.

Compte-tenu de ses propriétés, la lactoferrine est primordial pour l’organisme et sert également dans l’industrie pharmaceutique.

 

Cette protéine se trouve dans le lait cru et en quantité très importante dans le lait maternel: ses concentrations y sont de 5 à 10 fois plus élevées que dans le lait de vache laitière. Aucun lait maternisé, jusqu’à aujourd’hui ne contient autant de lactoferrine que le lait maternel.

La société israélienne Wilk, par sa découverte, va permettre de grandes avancées dans le monde alimentaire des nourrissons et dans l’industrie pharmaceutique. En effet, si la lactoferrine peut être fabriquée en laboratoire, sans avoir besoin de s’appuyer sur du lait maternel ou de vache alors elle devient beaucoup plus accessible.
Ainsi, les laits de substituts pour les bébés pourront être riches en lactoferrine et se rapprocher encore plus du lait maternel.

Par ailleurs, il a été récemment prouvé que la lactoferrine peut aussi se lier aux récepteurs par lesquels le virus du Corona entre dans l’organisme et s’introduit dans les systèmes digestifs et respiratoires. Elle pourrait donc être un obstacle à la contamination et éviter les formes graves du virus.

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