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SPECIAL BAYER. Cela fait plus de dix ans que les géants pharmaceutiques ont commencé à exploiter l’écosystème des start-ups, dit Hugo Hagen, directeur et chef de Bayer Israel, la division de l’entreprise dans le pays, au cours d’un entretien accordé le mois dernier au Times of Israël. Et cette tendance est appelée à encore s’accélérer, a-t-il ajouté.

« Cela fait déjà un certain temps que l’industrie pharmaceutique a réalisé qu’elle ne pouvait pas tout faire toute seule, de son côté », a expliqué Hagen. « Alors que traditionnellement, nous nous concentrions sur la nécessité de développer nos médicaments entre nos murs, nous assistons aujourd’hui à un changement significatif et, dans différentes entreprises telles que la nôtre, une grande partie de la préparation vient maintenant de l’extérieur. »

 

Le siège de Bayer AG à Leverkusen, en Allemagne. (Autorisation)

« Bayer se focalise encore sur la nécessité de développer les médicaments et de faire sa recherche et son développement [R&D] au sein de l’entreprise, mais nous élargissons également nos recherches d’opportunité au-delà de notre cadre traditionnel et nous le faisons d’ailleurs depuis un moment », a-t-il poursuivi.

Hagen, 47 ans, est arrivé en Israël en 2017, explorant les technologies israéliennes dans les secteurs de la pharmacie, de l’agriculture et, aujourd’hui, des technologies sanitaires numériques pour le compte de Bayer AG, firme allemande spécialisée dans les sciences de la vie qui a été fondée il y a 150 ans.

Son travail, a-t-il précisé, est de signaler aux responsables de la compagnie, basés au siège de cette dernière, les nouveautés survenant dans l’écosystème local et de les alerter des dernières avancées. La concurrence visant à découvrir la dernière innovation en date survenant dans l’écosystème des start-ups israéliennes est forte.

« Il y a un si grand nombre d’entreprises qui sont là pour repérer les bonnes idées », a-t-il indiqué. « S’il y a une entreprise israélienne avec de bonnes données concernant des essais cliniques de phase II, je peux vous promettre qu’il y a déjà un grand nombre de firmes pharmaceutiques qui sont d’ores et déjà au courant. »

Au mois de janvier, la branche d’investissement de Bayers – Leaps – a investi dans la firme biotechnologique israélienne Ukko, fondée au sein de l’État juif, qui est parvenue à soulever une somme totale de 40 millions de dollars auprès d’investisseurs lors d’une levée de fonds de série B, concernant l’usage de l’intelligence artificielle et de l’ingénierie des protéines dans le développement d’une alimentation plus saine et de traitements qui seront mis au point pour combattre les allergies alimentaires.

TIMES OF ISRAEL.

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