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Paris s’est déclaré mardi « préoccupé » par les « risques » que des délais supplémentaires font « peser sur la possibilité » de conclure l’accord sur le nucléaire iranien, en allusion aux nouvelles exigences russes liées à la guerre en Ukraine, tout en estimant un accord « très proche ».

« Nous sommes très proches d’un accord », mais « nous sommes préoccupés par les risques que des délais supplémentaires font peser sur la possibilité » de le conclure, indique dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères.

Alors que les déclarations optimistes se multipliaient, laissant penser qu’un accord à Vienne était imminent, la Russie, frappée par des sanctions occidentales après son invasion de l’Ukraine, a demandé des garanties américaines que ces mesures de rétorsion n’affecteraient pas sa coopération avec l’Iran.

Des demandes jugées « hors sujet » dimanche par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. « Les sanctions adoptées contre la Russie n’ont rien à voir avec l’accord sur le nucléaire iranien », a-t-il dit.

« Avec nos partenaires E3 (les trois capitales européennes négociant, ndlr), nous appelons toutes les autres parties à adopter une approche responsable et à prendre les décisions nécessaires à la conclusion de cet accord », a encore commenté Paris dans le communiqué, évoquant sans la citer la Russie, mais aussi peut-être les Etats-Unis.

D’après l’agence de presse iranienne IRNA, que le négociateur en chef iranien Ali Baghéri « se rendra mercredi matin à Vienne », siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), où les discussions se tiennent, « pour poursuivre les pourparlers ». i24News.

LE PLUS.

Le chef de l’opposition Benyamin Netanyahou a fustigé lundi le gouvernement pour son « silence » face aux négociations sur le nucléaire iranien qui seraient sur le point d’aboutir à Vienne.

« Dans le gouvernement Bennett-Gantz-Lapid, il n’y a que de la faiblesse, de la faiblesse et encore de la faiblesse », a affirmé M. Netanyahou lors d’une réunion de la faction Likoud à la Knesset.

Dans une critique implicite de l’implication du Premier ministre Naftali Bennett dans la médiation potentielle des pourparlers sur la guerre en Ukraine, M. Netanyahou a déclaré que l’accord imminent sur l’Iran est « ce dont le gouvernement doit s’occuper maintenant ».

M. Bennett, le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz « ne sont tout simplement pas prêts à affronter même nos alliés », a-t-il ajouté.

« Le silence d’Israël ces derniers jours – à l’exception de quelques déclarations – conduit nos amis aux Etats-Unis à taire également leur propre opposition à l’accord, a poursuivi l’ex-Premier ministre.

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