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Environ la moitié des investissements mondiaux dans la cyberdéfense ces dernières années ont été réalisés en Israël, a déclaré mardi 18 janvier le Premier ministre, Naftali Bennett. S’exprimant par liaison vidéo avec le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Bennett a déclaré qu’à mesure que de plus en plus de travail est effectué à distance, les entreprises seront de plus en plus vulnérables aux cyberattaques.

« Cela signifie que nous avons besoin d’une bonne cyberdéfense et Israël a massivement investi dans les technologies de cyberdéfense », a affirmé le chef du gouvernement israélien. « Je crois qu’environ la moitié ou presque la moitié des investissements mondiaux dans les cyberentreprises au cours des dernières années ont été réalisés en Israël. Ainsi, Israël est devenu une puissance dans la cyberdéfense. Je vois un tas d’opportunités et nous avons l’intention de les saisir ».

Gabriel Attal (Radio J)

SELON i24News : Les investissements en Israël sont en augmentation par rapport au reste du monde.

L’industrie israélienne de la cybersécurité a poursuivi sa tendance à la croissance en 2021 et a établi de nouveaux records dans tous les domaines.

Les données recueillies et traitées par la Direction nationale israélienne de la cybersécurité (INCD) montrent que par rapport à 2020, le montant des fonds levés par l’industrie israélienne de la cybersécurité a triplé et atteint le record d’environ 8,8 milliards de dollars (7.7 milliards d’euros).

Des records supplémentaires ont été établis dans les cyber-exportations globales et dans le nombre d’entreprises israéliennes qui valent un milliard de dollars.

Quatre introductions en bourse dans le domaine de la cybersécurité ont eu lieu en 2021 et une licorne (startup) de cybersécurité sur trois dans le monde est une entreprise israélienne.

Les investissements en Israël sont par ailleurs en augmentation par rapport au reste du monde : 2021 a vu plus de 40 acquisitions d’entreprises israéliennes par des entités locales et étrangères d’une valeur estimée à 3,5 milliards de dollars (3 milliards d’euros).

Environ 40 % des investissements mondiaux privés dans les cycles de financement de la cybersécurité se font en Israël. Selon les données de l’Institut israélien des exportations, les cyber-exportations globales s’élevaient à 11 milliards de dollars (9.6 milliards d’euros).

LE PLUS. DANS CHALLENGES (Copyrights).

Le professeur Blumberg a consacré l’essentiel de sa carrière à la scène cyber israélienne. Et depuis quelques années un projet accapare son énergie : vice-président en charge du développement régional et industriel, il veut placer la capitale du Neguev, Beer-Sheva, au centre de cet écosystème.

Son bureau est exposé plein nord, avec des immeubles et des grues de chantier pour seul horizon. « Ici, il y a six ans, il n’y avait que du sable », jubile-t-il. A une heure de train de Tel-Aviv, le High-Tech Park comprend aujourd’hui trois bâtiments où logent quelque 70 entreprises qui emploient près de 2 500 personnes. Des ingénieurs pour la plupart. Un quatrième building doit être inauguré dans les prochains mois.

Dans dix ans, le site comprendra une quinzaine d’immeubles, représentant 10 000 jobs high-tech. Très symboliquement, le gouvernement y a installé son Centre d’alerte et de réaction aux attaques informatiques (CERT), logé dans un bunker, au premier étage du building 1. L’armée doit aussi y implanter prochainement ses divisions d’élite dans la cyber : la prestigieuse unité 8 200 et le Corps C4i, spécialiste du télétraitement, soit quelque 7 000 spécialistes.

C’est de ce parc d’activité en plein désert du Neguev dont Emmanuel Macron voudrait s’inspirer pour fonder un pôle d’excellence à la française. Le lieu exprime bien cette idée qu’il est « possible d’avoir plus pour moins, en Israël, selon Stéphane Ayache, fondateur du cabinet TransformIT. Ce serait couillon de ne pas profiter de cette avance de phase israélienne. »

Le partenariat public-privé de Beer-Sheva regroupe l’université Ben-Gourion, la municipalité, ainsi que deux promoteurs, l’israélien Gav Yam et l’américain Kud International. Plusieurs multinationales ont ouvert un bureau sur place, dont IBM, Dell ou le géant du conseil PwC qui y a installé, en avril dernier, son centre d’excellence mondial consacré à la cybersécurité. « Nous profitons de l’écosystème : l’université, les grands groupes et les start-up », confie son directeur Tzachi Alon.

Incitations fiscales.

Tout le monde ne partage pas le même enthousiasme pour ce projet pharaonique porté depuis près de neuf ans, à grand renfort d’incitations fiscales, par l’ex Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui y voit également, avec une vision très sioniste, l’occasion de redistribuer une partie de la richesse nationale à cette région considérée comme l’arrière-cour d’Israël.

Cet entrepreneur, qui tient à garder l’anonymat, est venu à Beer-Sheva il y a plusieurs années pour y localiser la R & D de sa start-up, fondée en France, en profitant de la proximité de BGU. Incité à emménager sur le parc, il ne cache pas son scepticisme : « On nous a mis dans une bulle financière avec des aides de l’Etat qui ne sont pas appropriées », observe-t-il, inquiet de devoir se battre désormais contre les géants américains pour attirer les jeunes diplômés de Ben-Gourion.

 

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