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Un dérivé de la plante du safran pourrait améliorer le traitement des personnes atteintes de la forme grave du coronavirus et réduire le taux de mortalité due au Covid-19 par au moins 50%, selon une étude publiée début décembre dans la revue scientifique The European Journal of Internal Medicine

Selon l’auteur de l’étude, le professeur Ami Schattner, chercheur israélien travaillant à l’Ecole de médecine Hadassah de l’université Hébraïque de Jérusalem, la colchicine aurait été utilisée comme médicament il y a des milliers d’années, d’abord par les Egyptiens, puis par les Anciens Grecs.

Cela fait vingt ans que le professeur Schattner analyse les résultats de patients recevant des traitements à base de colchicine. Convaincu du potentiel du dérivé à traiter le Covid-19, il a mené quatre études contrôlées différentes sur des malades atteints du virus, 6.000 cas en tout.

Selon le professeur Schattner, les résultats sont très positifs. « La colchicine améliore considérablement le traitement des cas graves de la maladie et ce qui est encore plus significatif, le taux de mortalité baisse de 50%, comparé aux cas n’ayant pas été traités avec la colchicine », déclare-t-il.

Le dérivé est peu cher et une dose d’un demi-milligramme par jour suffit. « La non-nocivité de la colchicine a déjà été démontrée par le passé. Son efficacité contre le coronavirus, qui doit encore être confirmée par des études supplémentaires, serait une découverte majeure dans la lutte contre le Covid-19 », a-t-il ajouté.

i24News.
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