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Suite aux graves évènements qui se déroulent en Afghanistan, un diplomate israélien chevronné, ancien ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud et en Azerbaïdjan, lance un avertissement sur lequel il ferait bon de méditer…

« La prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans après le retrait des forces américaines rappelle qu’Israël ne peut compter que sur lui-même pour sa défense, en 2021 l’autonomie est plus importante que jamais » a tweeté l’ancien diplomate Arthur Lenk qui rapelle cependant que les Etats-Unis sont l’allié le plus proche de l’Etat Hébreu et qu’ils ont été là pour lui au fil des années. « Mais les événements terribles en Afghanistan doivent servir de leçon : les intérêts changent et les calculs sont parfois froids et durs, Lenk a ajouté qu’il ne voulait pas dire que l’État hébreu n’avait pas d’amis.

Il est bien sûr dit-il nécessaire de protéger les partenariats, les relations, les alliances et la réputation du pays, mais il faut faut avoir un plan pour un éventuel jour de pluie. D’autant plus qu’en dépit des conséquences, le président américain Joe Biden assume et ne regrette pas le retrait des troupes américaines. Et que l’Afghanistan devrait redevenir une base internationale du terrorisme et une tête de pont de l’Iran.

Nathalie Sosna-Ophir (Copyrights)

EDITORIAL.  L’Afghanistan est désormais aux mains des talibans après l’effondrement des forces gouvernementales et la fuite à l’étranger du président Ashraf Ghani le dimanche 15 août. Ce lundi, des milliers de personnes tentaient désespérément, dans un chaos total, de fuir le pays à l’aéroport de Kaboul.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a félicité lundi les talibans pour leur « victoire », après la reprise du pouvoir par les insurgés en Afghanistan. Considéré comme « terroriste » par des pays occidentaux et Israël, le groupe armé palestinien « félicite le mouvement des talibans et ses courageux dirigeants pour cette victoire ». Considéré comme terroriste par des pays occidentaux et Israël, le groupe armé palestinien « félicite le mouvement des talibans et ses courageux dirigeants pour cette victoire, qui est l’aboutissement de son long combat durant ces 20 dernières années », a-t-il indiqué dans un communiqué.

L’offensive éclair des Taliban en Afghanistan, jusqu’à leur prise de pouvoir dimanche 15 août, aura pris de cours le président américain. Lui qui assurait encore vendredi que « Kaboul n’est pas, à l’heure actuelle, face à une menace imminente », se voit contraint d’organiser une évacuation d’urgence de ses ressortissants. Alors que les images du chaos à l’aéroport de Kaboul se multiplient, lundi 16 août, le Président fait face à une vague de critique jamais vue depuis son élection.  En Israël le chaos américain a choqué. Le « Grand Ami d’Israël » qui a payé des milliards de dollars en aide militaire à l’Afghanistan, s’effondre en direct!

Les israéliens découvrent en direct l’immense lâcheté des militaires américains qui s’en vont en courant et leur manque de clairvoyance.

Selon France 24 :

« Pendant plusieurs heures, lundi 16 août, son agenda ne prévoyait aucune prise de parole pour Joe Biden, actuellement à Camp David, lieu de villégiature des présidents américains. Ce dernier s’exprimera finalement à 19h45 (GMT) (21h45, heure française), a annoncé la Maison Blanche.

« Un désastre », « une conclusion humiliante ».

Tous les médias américains, y compris ceux qui avaient accueilli avec soulagement son élection, parlent aujourd’hui de « désastre » ou d’un Joe Biden « sur la défensive » (selon le Washington Post). « Que l’on trouve cela juste ou injuste, l’histoire retiendra que Joe Biden est celui qui a présidé à la conclusion humiliante de l’expérience américaine en Afghanistan [après vingt années de guerre] », assène « le New York Times ».

Face à cette vague de critiques jamais vues depuis l’élection, la Maison Blanche de Joe Biden, cette machine bien huilée, semble tétanisée.

En témoignent les tweets diffusés pendant le week-end, alors que l’Amérique suit heure par heure la chute de Kaboul, et que l’image des hélicoptères quittant l’ambassade rappelle les dernières images de la guerre du Vietnam.

Sur un cliché diffusé dimanche sur Twitter, Joe Biden est seul à une immense table de réunion de Camp David. En polo bleu foncé, il fait face à un écran de visioconférence et à plusieurs horloges murales réglées sur divers fuseaux horaires, recevant « des mises à jour » sur l’Afghanistan de la part de hauts responsables.

C’est le 10 août que le président démocrate de 78 ans s’est exprimé pour la dernière fois en public, pour dire qu’il ne « regrettait pas » sa décision de retirer le 31 août les derniers militaires américains du pays.

Jeudi puis vendredi, alors que les Taliban prenaient le contrôle de l’Afghanistan à une vitesse stupéfiante, la priorité de la Maison Blanche restait de vanter le « plan Biden » censé refonder l’économie américaine sur des bases plus justes.

Et samedi, c’est dans un communiqué que Joe Biden annonce porter à quelque 5 000 soldats le déploiement militaire à Kaboul pour sécuriser l’évacuation de civils.

Mais sa présidence jusqu’ici plutôt maîtrisée, assumant de se consacrer à des réformes économiques et sociales « ennuyeuses », l’expression est de Joe Biden lui-même, vient bel et bien de vaciller.

Jusqu’ici, rien n’avait entamé une cote de popularité fermement ancrée au-dessus de 50 %, pas même la récente reprise de la pandémie de Covid-19. La semaine dernière devait être celle de la consécration des efforts du président, vieux roublard de la politique américaine, pour faire adopter un gigantesque programme d’infrastructures avec les voix de certains sénateurs républicains.

Et la Maison Blanche entendait consacrer les prochaines semaines à un autre projet pharaonique, appliquant aux États-Unis quelques recettes de l’État-providence à l’européenne, avec une meilleure prise en charge des frais médicaux ou universitaires. Mais l’effondrement du gouvernement afghan et de son armée financée par Washington font voler en éclats cette « séquence » bien préparée.

Le mutisme du président démocrate face à la détresse de nombreux civils afghans tranche avec l’image d’homme compatissant qu’il cultive d’ordinaire.

L’opposition républicaine, jusqu’ici bien embarrassée puisque l’opinion publique américaine était majoritairement favorable au retrait des troupes, s’est engouffrée dans la brèche face au spectre d’une humiliation internationale de cette armée dont les Américains sont si fiers. L’ancien président Donald Trump ne s’y est pas trompé, lui qui avait pourtant décidé le retrait final des troupes américaines dès le 1er mai 2021, échéance repoussée au 31 août par Joe Biden.

« Il est temps que Joe Biden, discrédité, démissionne pour avoir permis ce qui s’est produit en Afghanistan », a-t-il réclamé ». Avec AFP

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