Partager :

MODE ET DESIGN. La Fashion Week parisienne Mode masculine printemps-été 2022 s’est déroulée du 22 au 27 juin dernier, avant la Haute Couture du 5 au 8 juillet. Parmi les créateurs qui ont présenté leur nouvelle collection : Hed Mayner, designer israélien de 34 ans, lauréat du Prix Karl Lagerfeld au LVMH Prize 2019. Il a ainsi introduit ses dernières pièces intemporelles, très amples et protectrices. Celles-ci comptent de nombreuses couches et sont aussi bien adoptées par les femmes que par les hommes.

Décrit comme « l’un des nouveaux talents à suivre de la mode masculine » par Vogue Paris, Hed Mayner est originaire du village d’Amuka, dans le nord-est d’Israël. Il s’est intéressé à la mode durant son enfance, grâce à une voisine qui avait longtemps vécu au Japon, et qui en avait ramené une large collection de vêtements – notamment de créateurs japonais, a-t-il expliqué au Monde dans le cadre d’un portrait. (Times of Israel)

LE PLUS.

Un trench en toile de tente militaire, une tunique sans manche reprenant le châle de prière juif : le créateur israélien Hed Mayner, qui a défilé pour la première fois sur les podiums parisiens, joue avec les uniformes et l’art du détournement.

Dans cette collection de mode masculine présentée vendredi soir, d’anciennes semelles de chaussures de sport sont transformées en sandales. Des jeans usés sont retravaillés.

Le vestiaire mêle les cultures et les univers, Orient et Occident : une djellaba côtoie un trench, une veste PVC, un talit (châle de prière juif), un bomber… Le sportswear est aussi présent avec un pantalon de jogging, des hauts blancs en maille ajourée.

Formé à la Bezalel Academy of Arts and Design de Jérusalem, le designer de 30 ans est né dans le nord d’Israël, non loin de la tombe d’un rabbin où viennent en pèlerinage des croyants désirant se marier.

Dans ce village situé dans la forêt à deux heures et demie de route de Tel Aviv, où vivent une quarantaine de familles, il commence à 16 ans à confectionner ses propres vêtements. Il développe un goût pour la mode en découvrant l’immense collection de kimonos d’une voisine ayant vécu au Japon.

Partager :