Vaccin anti-Covid 19. L’homme clé de la découverte, un Israélien, Tal Zaks.

Par |2021-04-27T07:52:05+02:00avril 27th, 2021|Catégories : SCIENCES|
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Moderna Therapeutics, société américaine de biotechnologie, présidée par Stéphane Bancel, un Français ancien de BioMérieux, est l’un des principaux acteurs dans la course au développement d’un vaccin contre la Covid 19. L’homme clé de la découverte, directeur de la recherche médicale de la société depuis mars 2015, est un Israélien, le Docteur Tal Zaks, ancien de l’université Ben Gourion.

Âgé de 54 ans, fils d’un mathématicien ex-président de Israel Mathematical Union, il a fait tout son cursus universitaire médical à Ben Gourion de 1986 à 2000. Après avoir servi dans les forces de défense israéliennes, il part à l’université de Pennsylvanie pour compléter sa formation en immunologie, hématologie et oncologie. Il y est depuis professeur associé.

Après quelques années chez GlaxoSmithKline en recherche en génétique puis 5 ans chez Sanofi au poste de responsable de l’oncologie, il rejoint Moderna avec pour mission de créer une nouvelle classe de médicaments basée sur la perfusion d’ARN comme messager dans les cellules pour créer des anticorps prévenant ou combattant la maladie.

Oncologiste de formation, il conçoit cette technique comme un traitement potentiel contre le cancer et l’étend à la recherche de vaccins dont plusieurs sont en développement. C’est la pandémie qui a déclenché le challenge que Tal Zaks s’était fixé, transformer la science en médecine dans le but de créer un vaccin efficace et dépourvu d’effets néfastes.

La technique traditionnelle des vaccins consiste à injecter un virus inactivé ou atténué pour que le corps apprenne à se défendre. La technique de l’ARNmessager, ici l’ARNm-1273, consiste à injecter au patient un brin de matériel génétique du virus, enrobé de lipides pour qu’il puisse pénétrer dans les cellules au niveau du cytoplasme, c’est l’ARNm, il envoie un message à l’organisme et induit la synthèse d’une protéine similaire à celle spécifique du SARS Cov2 mais inoffensive. Détectée par le système immunitaire de l’organisme, cette protéine va déclencher la formation d’anticorps protecteurs contre le virus.

Dès le mois de mai 2020, Tal Zaks se disait confiant dans la possibilité de présenter avant la fin de l’année les premiers résultats prouvant que ce vaccin était efficace et inoffensif. Il a gagné son pari. Sauver et protéger par un vaccin est la motivation de sa vie de chercheur. Sa mère, 80 ans, vit à Raanana, près de Tel Aviv,  » Je veux qu’elle soit vaccinée et nous tous aussi pour que la vie retourne à la normale » dit-il « je prends cette responsabilité profondément et personnellement « .

https://in.bgu.ac.il/en/French/pages/news/tal-zaks.aspx

 

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