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Bonjour Chers auditeurs de Radio J. Deux sujets pour ce matin : Adam Neumann et le DLD 2021.

ADAM NEUMANN. WEWORK, SUCCES ET ECHECS.

C’est l’histoire d’un gourou du hightech israélien. Le célèbre Adam Neumann (41 ans) est né en Israël. Quand il a sept ans, ses parents divorcent. Lui et sa sœur cadette Adi déménagent aux États-Unis. Adam Neumann, qui a partiellement grandi dans un Kibboutz, avait bouleversé le monde des startups avec son entreprise.

En 2010, il a fondé l’entreprise de location de bureaux WeWork, dont il a été le PDG, de 2010 à 2019. « Neumann avait impressionné les investisseurs privés par sa vision de création d’espaces de travail qui se soucient du bien-être général de ses utilisateurs ».

Il est contraint de quitter son poste en 2019. Sa gestion nonchalante (il participait à des réunions en revenant de soirées alcoolisées) comme ses ambitions irréalistes ont été critiquées, de même que son train de vie. Il s’est acheté plusieurs maisons de luxe et a quitté l’entreprise avec beaucoup d’argent alors qu’un certain nombre de salariés étaient licenciés

« Rarement la chute d’une start-up dans le vent aura été aussi brutale. Wework s’apprêtait à se lancer en bourse, en visant une capitalisation de $47 milliards. Plus dure fut la dégringolade: en grande difficulté, non seulement WeWork ne s’est pas lancée en bourse mais l’un de ses principaux investisseurs, la Softbank, en a pris le contrôle avec une capitalisation à tout juste $7,5 milliards ».

« Mise à mal par un business model bancal et un PDG aux méthodes de management dissolues, la société a dû multiplier les décisions pour rester à flot après cette introduction en bourse ratée« . « WeWork avait renvoyé 2.000 employés afin de réduire la voilure et de compenser les pertes. Mais l’entreprise avait été en manque de liquidités et avait dû repousser ces licenciements: elle était incapable de s’acquitter des indemnisations.

SoftBank, holding et géante des télécommunications japonaise a repris la main sur WeWork. Le plan de sauvetage devrait impliquer l’investissement de quatre à cinq milliards de dollars dans l’entreprise ». Neumann a empoché près de 2 milliards de dollars dans l’accord.

Selon Vanity fair : « En repensant le bureau sous la forme d’un « kibboutz capitaliste », Adam Neumann a ébloui Wall Street. Sur la foi d’une bonne histoire et sans le moindre bénéfice… jusqu’à sa chute vertigineuse en 2019.

Aujourd’hui, l’homme d’affaires parti avec un parachute de platine, se présente comme un martyr. Son histoire fait écho aux grandes bulles financières des années 2010 ».

LE FESTIVAL DLD. DU 11 AU 14 OCTOBRE 2021 A TEL-AVIV.

Le DLD de Tel Aviv est l’événement sur l’innovation numérique en Israël le plus visible à l’international.  Avec plus de 20 000 participants venus du monde entier, ce Festival est le seul évènement qui réunit autant de grands noms de la Tech dans un format aussi informel.

Parrainé par le grand Yossi Vardi, serial entrepreneur israélien, cet évènement s’est vite installé dans l’agenda de la Tech internationale.  Des entreprises comme Google, Intel, Amazon, Deloitte, etc, s’y côtoient et viennent rechercher les pépites pour les accélérer, les incuber ou les financer ! Des sessions de pitchs de startups sont organisées en continu sur l’évènement dans des formats toujours très insolites et originaux « Pitch the press », « Meet the leaders » ou « Pick a startup » …

Le Festival d’Innovation DLD est une semaine d’événements focalisés sur la culture numérique, la créativité et l’innovation urbaine.

Le Festival se déroule en parallèle avec le plus grand rassemblement technologique international d’Israël, DLD Tel Aviv, et présente environ 100 événements différents, que ce soit des conférences, des tables rondes ou des réunions publiques en plein air.

L’un des moments forts de la semaine est le Sommet annuel des Villes de Tel Aviv : déchiffrons le code de l’innovation.

Le Sommet des Villes rassemble des administrateurs, innovateurs et visionnaires urbains provenant de villes partout dans le monde pour discuter des moyens de stimuler et d’encourager des approches créatives aux défis urbains.

Cette année, le Sommet des Villes comportera une séance spéciale consacrée aux membres du Réseau des Villes

Créatives focalisée spécifiquement sur la culture numérique et l’innovation urbaine. Cette séance sera l’occasion pour les autres villes créatives de partager leurs activités actuelles au sein de leurs domaines créatifs respectifs, de discuter des efforts entrepris par les villes pour faire avancer la créativité et d’échanger les bonnes pratiques.

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« La star déchue WeWork toujours à la recherche d’argent frais ».

Le spécialiste du coworking a pris la tempête épidémique de plein fouet l’année dernière, avec une perte de 3,2 milliards de dollars.

Outre l’échec de son entrée en bourse à la fin de l’année 2019 et la chute de son fondateur Adam Neumann, la pandémie a également frappé ses principaux marchés en 2020. Aujourd’hui, l’entreprise regroupe plus de 800 espaces de travail, répartis sur les cinq continents.

En France, l’entreprise est implantée depuis un peu plus de quatre ans. On trouve actuellement seize emplacements dans Paris intra-muros et un autre à La Défense (à Puteaux). Un deuxième espace de travail dans le quartier des affaires doit voir le jour en septembre 2022.

Cerise sur le gâteau, WeWork vient de lancer All Access. Soit un service qui permet à n’importe quel membre d’accéder à l’espace de son choix, que ce soit à Paris mais également à l’international, sans frais supplémentaires. Une petite révolution puisque, jusqu’à présent, une telle offre était possible mais en échange d’un surplus.

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