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En Israël, l’aéroport Ben Gourion a fermé durant de longues semaines et a beaucoup souffert. Mais il n’a pas vécu ce qui se produit à l’Aéroport Charles de Gaulle (Paris). Les salariés français sont de plus en plus mis au chômage à Roissy.

A Roissy, Gibag-SGH, spécialisé dans l’assistance aéroportuaire et la sûreté, va supprimer 10 % ses effectifs. Flybus, une filiale du groupe Transdev, spécialisée dans le transport des passagers de l’aérogare à l’avion, a déjà supprimé un tiers des effectifs.

Une hécatombe sur l’emploi devrait décimer les multiples sous-traitants de l’aéroport (dont des firmes très performantes qui travaillent avec El Al Israël Airlines). Une myriade de sociétés évaluée à 700 ou 800, actives dans la manutention des bagages, la sûreté, l’assistance aéroportuaire, le nettoyage des avions.

Marc Deman, directeur adjoint de Paris CDG Alliance prévoit 20 000 à 30 000 suppressions de postes d’ici à la mi-2022. Une catastrophe pour la plate-forme de Roissy-Charles-de-Gaulle qui emploie plus de 94 000 salariés directs et indirects. Selon les syndicats ces chiffres seraient largement en deçà de la réalité car ils ne prennent pas en compte le sort des 20 000 à 30 000 intérimaires employés à Roissy.

Surtout, l’écho de la crise se fait ressentir dans tous les secteurs d’activités. Avec des aéroports au ralenti, les loueurs de voitures et les hôtels mettent également en place des plans de sauvegarde de l’emploi, précise le responsable.

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