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Le 16 décembre 1922, il y a 98 ans, disparaissait Eliezer Ben Yehouda, le père de la renaissance de l’hébreu en tant que langue vivante. Il avait notamment rédigé un dictionnaire, fondé un quotidien en hébreu, poussé les écoles à enseigner uniquement dans cette langue, crée des associations pour la promotion de l’hébreu et inventé des centaines de nouveaux mots. Critiqué de son vivant, le fondateur de l’hébreu moderne est une des figures les plus importantes de l’histoire du sionisme. (IsraPresse).

L’hébreu moderne naquit au siècle des Lumières, de la Haskalah qui sortit la culture juive de ses ghettos pour s’ouvrir au monde de son temps. L’usage séculier de la langue sacrée a cependant toujours révolté les esprits plus traditionnels. La première phase du renouveau de l’hébreu débordant du cadre strictement religieux fut surtout littéraire, sous l’impulsion, entre autres, de Moses Mendelssohn.

Avec Éliézer Ben Yehoudah débuta la renaissance d’un hébreu vernaculaire utilisé aujourd’hui par les citoyens de l’État d’Israël, dont il est langue officielle alors qu’à partir du , l’arabe perd son statut de langue officielle dans l’état hébreu pour devenir une langue à « statut spécial ».

L’hébreu moderne est la variété de l’hébreu parlée depuis la fin du XIXᵉ siècle. Sa particularité est d’être redevenu une langue vivante, parlée par des sionistes puis par la plupart des Israéliens, après de nombreux siècles où la langue était au pire une langue morte, au mieux une langue liturgique.

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