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Le Campus cyber de La Défense se dévoile. La semaine dernière, à l’ouverture des Assises de la sécurité qui s’est tenu à Monaco, Michel Van Den Berghe, directeur général d’Orange Cyberdéfense et pilote de ce projet a présenté les détails du futur centre de l’écosystème français de cybersécurité qui sera implanté sur deux sites. L’un à La Défense (inauguration prévue fin novembre pour une installation des équipes en septembre 2021), l’autre dans un second temps, sur le plateau de Satory.

La Défense accueillera 60 sociétés. Certaines, comme les 6 acteurs majeurs (Airbus, Orange, Capgemini, Atos, Sopra-Steria et Thales) y positionneront une partie de leurs activités. Orange, par exemple, y installera toute ses activités de laboratoire de recherche de la cyber-menace et ses équipes de réponse aux incidents qui constituent le CERT (Computer emergency response team), qui pourront travailler conjointement avec celles d’Airbus, de Sopra-Steria et d’Atos, et partager des informations pour remplir des bases de données conjointes de renseignement cyber (threat intelligence). D’autres entreprises s’y installeront entièrement.

La start-up cyber Gatewatcher, par exemple, a fait le choix de prendre 750 m² sur le Campus cyber pour y installer l’ensemble de ses activités. De grands acteurs américains, aussi, déplaceront leur siège français, qui est parfois à La Défense, sur le campus.

Il s’agit d’un projet privé-public et non public-privé, une SAS à 2 millions d’euros de capital détenue à 51% par le privé et à 49% par l’Etat régie par un fonds de pérennité, le nouveau dispositif financier de la loi PACTE, qui sera l’organe de gouvernance et qui assurera la stabilité de l’actionnariat de ce Campus cyber. J

Le but est de constituer un endroit où les start-up pourront se développer plus rapidement, se rapprocher des industriels, où on fait de la recherche et de l’innovation.

2 000 m² seront consacrés à la formation, avec différentes entités dédiées qui viendront y dispenser des sessions régulièrement. Enfin, toutes les activités de recherche en cybersécurité, aussi, y seront représentées, comme l’Inria, les laboratoires des différentes entreprises.

Le site de La Défense n’est que la première pierre à l’édifice du Campus cyber et le futur site à Satory sera plutôt dédié à ce qui n’est pas informatique de gestion : l’IoT par exemple (sécurisation des véhicules connectés, des drones, des chaînes de production…) et qui a besoin d’espace.

Des annexes du Campus cyber dans les régions sont aussi prévues, car le Campus cyber n’est pas un projet jacobin, parisien. Un maillage, avec des satellites dans les différentes régions liées à des problématiques de grande transformation numérique doit être créé. La Région Bretagne, qui abrite déjà le Pôle d’excellence cyber et se consacre plutôt aux questions de défense et aux données sensibles pour l’Etat français peut être intéressée, comme la Région Hauts-de-France (sécurisation des PME et PMI) et la Région Pays-de-la-Loire peut vouloir travailler sur la sécurisation des villes intelligentes (smart cities).

Source : Industrie Techno & Israël Valley

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