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« C’est une très grande perte pour la culture israélienne » a tweeté le président de l’état d’Israël Reuven Rivlin quelques heures après la disparition, des suites du Corona, hier à l’âge de 83 ans, de l’écrivain israélien Yehoshua Kenaz.

Cet amoureux de la littérature française qu’il avait étudiée à la Sorbonne, parfaitement francophile, est aussi connu pour avoir traduit en hébreu les œuvres entre autres de Balzac, Flaubert, George Sand ou encore Modiano, Mauriac et Montherlant.

Et c’est grâce à lui si les israéliens connaissent le commissaire Maigret , le héros imaginé par Georges Simenon. L’un des plus grands noms de la littérature hébraïque avait publié son 1er roman en 1964.

Après les fêtes. Jamais traduit en Français. Cependant 8 autres de ses œuvres l’ont été comme Infiltration, la Grande femme des rêves ou encore Vers les chats que je vous recommande vivement. Il a rejoint au panthéon des grands écrivains israéliens son plus proche ami Amoz Oz, disparu en 2018.

Nathalie Sosna-Ofir

Yehoshua Kenaz reçoit le prix Bialik en 1995. Il obtient aussi d’autres prix comme les prix Alterman, Newman, Agnon et celui décerné par la société des auteurs et compositeurs d’Israël (en).

Ses nouvelles Infiltration (parue en 1986) et Retour des amours perdues (parue en 1997) ont été des succès et ont été adaptées au cinéma, la première dans un film homonyme réalisé par Dover Kosashvili, la seconde par Amos Gitaï dans le film Alila. Infiltration, roman qui décrit Tsahal comme une armée qui brise les soldats, est élu comme l’un des 10 romans les plus importants de l’histoire d’Israël. Yehoshua Kenaz est membre du Meretz. Malade depuis plusieurs années, Kenaz meurt le 12 octobre 2020 à Petah Tikva de la maladie à coronavirus 2019.

Son œuvre, dont les héros sont malades, faibles ou fragiles, s’oppose aux héros de la littérature populaire « sioniste », exhaltant la force, la santé et la réussite.

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