Terrorisme islamique (Paris – XIème). Ali H. a attaqué devant les ex-Locaux de Charlie Hebdo.

Par |2020-09-26T10:15:20+02:00septembre 25th, 2020|Catégories : NEWS|
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Une terrible attaque a eu lieu ce vendredi matin dans le 11e arrondissement. Deux personnes ont été blessées à l’arme blanche à Paris, en plein procès des attentats meurtriers qui l’avaient notamment visé en janvier 2015. Un suspect a ont été interpellé : Ali,âgé de 18 ans, d’origine Pakistanaise, et qui présentait des traces de sang sur le visage, a été arrêté près de la place de la Bastille peu après l’attaque. Il a été qualifié « d’auteur principal » par le procureur de la République antiterroriste.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé être saisi d’une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », confiée brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Il s’agit « manifestement d’un acte de terrorisme islamiste », a expliqué Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur.

Ali H. a reconnu être l’auteur de l’attaque. La garde à vue d’un deuxième suspect, interpellé vendredi a été levée samedi. Six autres personnes – toute de l’entourage de Ali H. sont toujours en garde à vue dont l’un de ses colocataires, interpellé dans la nuit.

L’équipe de Charlie Hebdo a apporté son soutien aux victimes, alors que le procès de l’attaque de janvier 2015, se tient actuellement. Cathy Richard, avocate du fils de Bernard Maris, s’est dite « bouleversée » mais précise que ces faits n’ont pas à interférer avec le procès actuellement en cours.

 

UN TEMOIN. Un homme et une femme « attaqués au hachoir ». « Cela s’est passé vers 11h45, un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l’immeuble, un homme et une femme », raconte Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de l’agence de presse Premières Lignes, pour qui travaillent les deux personnes blessées dans cette attaque. « L’homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés ».
15H12. Jean Castex : « Des faits graves ont été commis ici ». « Des faits graves ont été commis ici », a déclaré le Premier ministre Jean Castex, qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque. « J’ai d’abord voulu témoigner ma solidarité envers les victimes et les collègues de ces deux journalistes. Les services de secours sont intervenus très rapidement. C’est l’occasion pour le gouvernement de la République de rappeler son attachement au droit de la presse et de rappeler sa détermination à lutter contre le terrorisme. »

REVUE DE PRESSE. Libération : « Plusieurs personnes ont été blessées à l’arme blanche ce vendredi vers 11h30 dans le XIe arrondissement de Paris près des anciens locaux de Charlie Hebdo, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Deux blessés se trouvent en «urgence absolue», selon la préfecture de police de Paris. Un suspect a été interpellé près de la place de la Bastille peu après. Un deuxième suspect, également interpellé dans le XIe arrondissement, a lui aussi été placé en garde a vu. L’homme aurait été vu avec le premier suspect après l’attaque. Des vérifications sont en cours sur son degré d’implication.

Un premier bilan de la préfecture de police faisait état de quatre blessés, avant d’être revu à la baisse, à deux blessés. D’autres sources policières évoquent toujours quatre blessés. Le parquet national antiterroriste a annoncé être saisi d’une enquête pour «tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste».

La première victime, une femme, a été attaquée devant la fresque d’hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo, selon la personne qui a prévenu la police en premier. Deux employés de la société de production Premières Lignes figure parmi les victimes, a affirmé Luc Hermann, codirigeant de la société.

Quartier bouclé

Selon nos journalistes sur place, le quartier a été bouclé, et notamment la rue Nicolas-Appert, où une dizaine de policiers en armes sont déployés. Un colis suspect identifié aux abords des anciens locaux de Charlie a été examiné par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, qui affirme n’avoir détecté aucun engin explosif.

Paris, le 25 septembre 2020. Attaque rue Nicolas-Appert.Les forces de police se déployant autour du lieu de l’attaque, ce vendredi. Photo Denis Allard pour Libération

«C’est pile l’horaire de l’attaque de Charlie il y a cinq ans, c’est l’heure de la sortie d’école», a raconté à Libération la femme qui a appelé la police. «Je ne supporte plus les sirènes, j’avais oublié que je ne les supportais plus depuis quelques mois», témoigne une habitante sur place.

«Des milliers d’élèves confinés»

Plusieurs écoles ont été bloquées dans le périmètre, et «des milliers d’élèves sont confinés» par précaution dans trois arrondissements du centre de Paris, selon le maire de Paris Centre Ariel Weil. Le Premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin doivent se rendre sur place vendredi après-midi. La BRI a été mobilisée, selon la préfecture, qui a invité à «éviter le secteur». Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l’Intérieur. Le Samu a de son côté indiqué avoir déclenché sa cellule de crise opérationnelle, tandis que la RATP a déclaré avoir fermé au public six stations de métro par mesure de sécurité.

L’attaque survient tandis que se tient ces jours-ci le procès hors norme des attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher à la cour d’assises spéciale de Paris. Après une courte suspension au procès, l’audience a repris sans aucune mention de l’agression.

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions après de nouvelles menaces d’Al-Qaeda survenues après la republication des caricatures de Mahomet par le journal satirique le 2 septembre, à la veille de l’ouverture du procès des attentats de Charlie. Une pression soutenue qui a valu une exfiltration de son domicile à Marika Bret, la DRH de l’hebdo lundi soir et mobilisé une centaine de médias cosignataires d’une tribune intitulée «Ensemble, défendons la liberté» parue mercredi. »

LIBERATION

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