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Des milliers d’Israéliens sont descendus dans la rue samedi dernier pour réclamer la démission du Premier ministre, inculpé de corruption et accusé de mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19. Le Premier ministre israélien a accusé samedi les chaînes de télévision israéliennes 12 et 13 de « faire la propagande des manifestants gauchistes anarchistes », en couvrant largement leurs rassemblements.

« Ils essaient désespérément d’intoxiquer le public, afin de faire tomber un Premier ministre de droite fort », a affirmé le Likoud. Le chef du gouvernement a également accusé « les médias d’ignorer la nature violente des manifestations et les appels à tuer le Premier ministre et sa famille ».

Hier Sarah Netanyahu a déposé une plainte auprès de la police contre des manifestants. Ceux-ci ont utilisé dans la manifestation qui a eu lieu récemment devant la résidence des Netanyahou des ballons-sexes avec des inscriptions anti-Sarah.

(Sara Netanyahou, née Sara Ben-Artzi le 5 novembre 1958 à Kiryat Tivon, en Israël, est l’épouse du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Elle est psychologue de formation).

LE PLUS. Dans Libération : « Quelle mouche a donc piqué Benny Ziffer ? Début février, le directeur du prestigieux supplément littéraire du quotidien « Haaretz » est invité à prendre le thé par Sara Netanyahou, l’épouse du Premier ministre israélien. Laquelle, en bonne maîtresse de maison, lui fait visiter la résidence officielle de la rue Balfour, à Jérusalem : un appartement vieillot qui malgré les travaux d’embellissement successifs a gardé le cachet rustique des premières années de l’Etat hébreu. D’un air désolé, le journaliste compatissant raconte dans un français parfait :

En passant devant les toilettes, elle m’a dit d’un air désolé : ‘Et voilà où Barack Obama est obligé d’aller lorsqu’il est reçu à la maison.' »

Publié dans la foulée, le compte rendu de la rencontre a déclenché une petite tempête médiatique, lui valant une volée de bois vert, y compris au sein de son propre journal, bastion de la gauche israélienne. Il est vrai que le portrait plein d’empathie que ce dandy iconoclaste dresse de son hôtesse est un pied de nez à ses confrères journalistes qui ont fait de Sara Netanyahou leur bête noire ».

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