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(Times of Israel). En Israël, la crise de confiance est exacerbée par l’obstination des autorités à infliger des milliers d’amendes aux travailleurs israéliens qui tentent frénétiquement de se frayer un chemin vers une sorte de revenu à travers le réseau déconcertant, parfois illogique, souvent changeant, de restrictions et de directives.

RESTAURATEUR. Avi Haimov, propriétaire d’un petit restaurant de shnitzel à Tel Aviv, s’est littéralement mis à genoux lundi pour supplier des inspecteurs de la ville de ne pas lui infliger une deuxième amende de 475 NIS (118 euros).

Son crime : il avait placé ses tables « illégalement » sur le trottoir à l’extérieur – sans même être utilisées par les clients, mais empilées les unes sur les autres. En fait, a-t-il expliqué, il avait demandé le permis correspondant, mais ne l’avait pas encore reçu, et on lui avait assuré qu’il ne serait pas verbalisé.

Ce même Avi Haimov a participé la semaine dernière à un appel Zoom initié par Netanyahu, dans lequel il a imploré le Premier ministre de « verser les fonds de l’Etat » au public. Ce même Avi Haimov s’était déjà heurté dans un studio de télévision au conseiller économique de Netanyahu, qui se moquait de l’idée que Haimov n’avait pas de pain à manger.

RUE JAFFA. Le boulanger Tal Calderon, de Jérusalem, a raconté que lui et son personnel ont été frappés jusqu’ici de sept amendes, 500 NIS chacune, pour ne pas avoir porté correctement leurs masques dans la chaleur brûlante de leur boulangerie de la rue Jaffa.

Notant qu’il a reçu l’ordre de fermer pendant 48 heures en guise de punition, et qu’il a été emmené au quartier général de la police Russian Compound pour être interrogé, Calderon, dont la boulangerie a survécu et prospéré pendant près de 40 ans, a déclaré à une équipe de télévision de la Douzième chaîne que « je ne peux tout simplement plus » – alors même que son équipe poursuivait résolument et avec détermination son travail dans la boulangerie située derrière lui.

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