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Une équipe de la Faculté d’ingénierie de l’Université de Tel-Aviv, avec la participation de Stav Bar-Sheshet,  du Département de génie mécanique a développé un respirateur mécanique alternatif à usage unique efficace et bon marché destiné à pallier la pénurie mondiale actuelle de respirateurs artificiels pour sauver la vie des patients atteints de complications respiratoires graves liées au coronavirus.

L’une des principales complications du covid19 sont les troubles de la respiration comme les pneumonies ou le syndrome de détresse respiratoire aigue (SDRA) lors duquel les poumons n’arrivent plus à fonctionner suffisamment pour approvisionner le corps en oxygène. Le patient est alors admis en réanimation et relié à un respirateur artificiel qui l’aide à respirer et protège ses poumons jusqu’à ce que ceux-ci retrouvent seuls leur fonctionnement. C’est donc le dernier outil qui permet de sauver la vie des patients atteints de graves complications respiratoires liées au coronavirus.

Projet pilote et prototype

Les hôpitaux n’ayant pas, en temps normal, à faire face simultanément à autant de cas de SDRA, l’arrivée inattendue du coronavirus a pris les fabricants au dépourvu, et le monde est partout à court de respirateurs artificiels pour équiper les lits de réanimation supplémentaires installés dans les établissements hospitaliers.

Pour pallier cette crise, les ingénieurs de l’Université de Tel-Aviv ont mis au point un dispositif révolutionnaire efficace, capable d’être rapidement mis en place, et bon marché. « Le projet lui-même porte sur le développement d’un respirateur mécanique alternatif pour les patients atteint du coronavirus, en raison de la pénurie actuelle », explique Stav Bar-Sheshet, titulaire d’un BA du Département de génie mécanique, à la suite duquel il a entrepris un doctorat en parcours direct sous la direction du Dr. Amiram Moshaiov. « L’idée était de réaliser un dispositif à usage unique bon marché à partir de pièces existantes disponibles en grandes quantités ».

L’équipe, qui comprend un ingénieur système, un médecin, un ingénieur électricien, un programmateur et d’autres volontaires, s’est formée dans le cadre d’un hackathon bénévole organisé par le groupe de centres médicaux Assuta en collaboration avec d’autres sociétés. « Le coronavirus est, comme on le sait, très contagieux et sa transmission d’un malade vers un autre est susceptible d’aggraver l’état du patient qui se remet du virus », explique Stav Bar-Sheshet. « D’où l’idée d’uitiliser un respirateur à usage unique, qui sera détruit après avoir servi sur un patient, un autre dispositif étant alors utilisé pour le patient suivant ».

Le projet pilote mis au point à l’université a été approuvé ce mois-ci par le Ministère de la Santé, et à ce jour, l’équipe a réalisé un prototype en état de fonctionnement, et évolue vers des essais cliniques, et la mise en place d’une ligne de production avec le soutien du Ministère de la Santé. Le respirateur artificiel à usage unique sera commercialisé sous le nom de MANSHEMA.

 

Photo:

  1. De droite à gauche: Stav Bar-Sheshet, Ivri Shapiro, Mordechai Halfon, Ronen Zilberman, Benny Rahimi. En bas : Gil Bachar. (Crédit: The Iby and Aladar Fleischman Faculty of Engineering, Tel-Aviv University)
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