GANTZ ET CORRUPTION. Selon le contrôleur de l’État, « Cinquième dimension, la firme présidée par Gantz, avait déclaré au comité d’acquisition de la police d’Israël en 2016 que l’entreprise avait été fondée quatre ans auparavant, au lieu de trois. L’entreprise aurait aussi affirmé disposer de produits déjà développés alors que ce n’était pas le cas, et elle aurait déclaré qu’elle avait déjà eu cinq clients qui étaient tous des organisations de sécurité, alors qu’elle n’en avait aucun à l’époque.
Le rapport met en cause la police pour avoir approuvé un projet pilote mené par Cinquième dimension sans avoir effectué d’appels d’offre pour cet accord à 4 millions de shekels (970 000 euros), et pour être ensuite entré dans des négociations avec l’entreprise pour un contrat à 50 millions de shekels, sans accepter d’offres d’autres entreprises ».Dans i24 News : « Le chef de file de la liste Bleu Blanc, Benny Gantz, a affirmé qu’il démissionnerait en cas d’inculpation dans l’affaire relative à son ancienne société « Cinquième Dimension », s’il venait à être élu Premier ministre aux prochaines élections législatives, a rapporté vendredi Mako ».
« Un candidat exemplaire requiert un comportement exemplaire. Si je suis inculpé alors que je suis élu Premier ministre, je démissionnerai », a assuré M. Gantz. Cette annonce intervient alors que le procureur général Avichaï Mandelblit a annoncé jeudi soir l’ouverture d’une enquête pénale sur l’ancienne société du leader. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est également exprimé vendredi dans une vidéo sur cette affaire, affirmant que son rival était « au cœur d’une enquête pénale vraiment sérieuse ».
« Cet appel d’offres équivalait à un montant de 50 millions de shekels d’argent public. Sur cette somme, Benny Gantz et son entreprise ont en perçu 4 millions, qui n’ont pas été retournés », a-t-il dénoncé. « Ils ont présenté un produit qui n’existe pas, des clients qui n’existent pas », a martelé le Premier ministre. Ce dernier a également présenté une liste de questions à l’intention de son rival, qu’il accuse d’avoir « menti à la police israélienne ». « Pourquoi votre entreprise a-t-elle menti à la police israélienne ? », a demandé M. Netanyahou. « Quelles informations confidentielles et sensibles sur les citoyens d’Israël votre entreprise a-t-elle transféré sans autorisation à des acteurs situés à l’étranger ? », a-t-il conclu ».
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