L’idée émane de députés membres du groupe d’études sur l’antisémitisme, présidé par Sylvain Maillard (LREM). « C’est une initiative personnelle » et « il faut en débattre entre nous », a estimé lors de la réunion du groupe majoritaire son patron Gilles Le Gendre, selon des propos rapportés.
« Le juge a déjà la possibilité de condamner au cas par cas un antisionisme qui s’apparenterait à de l’antisémitisme », a estimé devant la presse Isabelle Florennes, porte-parole MoDem. Il serait toutefois « intéressant d’évaluer la loi Gayssot (de 1990) » pour « adapter l’arsenal ».
Le chef de file des députés LR Christian Jacob considère que la loi « condamne (déjà) aussi bien l’antisémitisme que l’antisionisme » et il n’y a pas « besoin d’un texte législatif supplémentaire ». Son groupe devrait en revanche proposer une résolution, sans valeur contraignante.
Pour Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI-Agir, « c’est vrai qu’il y a une part de l’antisémitisme qui se cache derrière l’antisionisme ». « Mais l’antisionisme, c’est en réalité être contre une politique » et « c’est une opinion, pas un délit », a-t-il poursuivi, en « accord » avec le chef de l’Etat.
A gauche, le porte-parole des socialistes Boris Vallaud a jugé qu’un tel texte « ne serait pas la bonne réponse » en « cette période troublée ».
« Rarement dans l’émotion une loi aussi importante, aussi sérieuse ne peut être efficace et opérante »;
Source : i24News.
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