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Lancée l’année dernière, Innoviz développe une nouvelle génération de Lidar (« solid-state »), l’un des capteurs nécessaires à la conduite autonome, moins chers et plus compacts que les versions précédentes.
La start-up, dont le premier produit devrait sortir début 2018, a reçu des investissements de Magna et Delphi. Ces deux équipementiers utilisent déjà les capteurs d’Innoviz pour tester leurs véhicules autonomes, et vont intégrer ses produits à leurs offres auprès des constructeurs automobiles. Sur le même modèle de coopération avec constructeurs et équipementiers, Adasky prépare une caméra thermique, capable  de prendre le relais des autres capteurs lorsqu’ils sont inefficaces (nuit, mauvais temps…).

On peut également citer Cognata, qui développe un logiciel permettant de simuler des trajets en véhicule autonome afin d’entraîner leur intelligence artificielle ou encore les systèmes de communications entre véhicules et vers la smart city d’Autotalks mais aussi les spécialistes de la cybersécurité de la voiture autonome Karamba Cybersecurity et Argus Cybersecurity…
Pour se rapprocher de cet écosystème innovant, Renault, Daimler et GM ont ouvert des centres de R&D en Israël. La plupart des autres constructeurs ont aussi établi une présence dans le pays pour repérer des talents et des pépites à acquérir. Comme Ford, qui a mis la main l’année dernière sur la start-up SAIPS et sa technologie de vision par ordinateur.
Le plus intéressant dans ce bourgeonnement est qu’historiquement le secteur automobile est quasi inexistant en Israël (quelques petits constructeurs et équipementiers servent principalement les besoins de l’armée.) Comment expliquer ce succès ?
D’abord parce qu’Israël est habitué à ce genre de marché, estime Dror Meiri, vice-président d’AdaSky en charge du développement du business. « L’industrie tech israélienne possède une grande expertise dans la fourniture de technologies BtoB de pointe à des entreprises internationales. Et dans l’automobile, toute l’innovation se fait aujourd’hui autour de la technologie, la zone de confort d’Israël et de la Silicon Valley.
De plus, nous n’avons aucun héritage industriel à protéger : nous ne savons pas faire de voitures comme Detroit et Stuttgart. » Mathieu Noël, manager chez le consultant en mobilités Ptolemus, ajoute qu’il s’agit aussi d’une politique propre à Israël, consistant à « soutenir les start-up dans les technologies de pointe avec un avenir assez long terme et des retours sur investissements plus lointains, mais massifs. »
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