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Le parti du Premier ministre israélien, le Likoud, va présenter un texte de loi empêchant d’enquêter contre un chef du gouvernement en exercice, a fait savoir lundi un responsable
La loi ne s’appliquerait pas à l’actuel chef du gouvernement, mais au prochain, ce qui a suscité les spéculations des commentateurs sur la possibilité que M. Netanyahu provoque des élections anticipées et se fasse réélire pour échapper à une mise en examen.
Les experts légaux cités par la presse sont cependant circonspects sur les chances de ce texte, surnommé la « loi française », en référence à la protection dont bénéficie le président en France. Le projet risque de se heurter à l’opposition du conseiller juridique du gouvernement, Avichai Mandelblit, et de partis membres de la coalition gouvernementale, prédisent les analystes israéliens.
Le chef de la coalition au Parlement, le député du Likoud David Bitan, souvent présenté comme le porte-voix de M. Netanyahou, a malgré tout affiché sa confiance.
« Nous allons présenter ce projet de loi et il sera voté avant la fin de la présente session parlementaire », au début de l’an prochain, a-t-il déclaré à la radio publique.
Le Premier ministre actuel, Benyamin Netanyahou, est directement visé par deux enquêtes de police, touchant l’une à des cadeaux qu’il aurait indûment reçus de riches personnalités, et l’autre à un accord secret qu’il aurait tenté de conclure avec le propriétaire du quotidien Yediot Aharonot, Arnon Moses, pour une couverture favorable.
Le député du Likoud Dudu Amsalem, auteur de la proposition de loi en question, a assuré cependant avoir déposé le texte « sans aucune consultation préalable avec le Premier ministre ». « Est-il concevable que Donald Trump par exemple soit soumis à une enquête pour une histoire de cigares ? », a-t-il dit en faisant référence aux cigares que Netanyahou aurait reçus de riches hommes d’affaires.
Souce: i24News.
 
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