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La pension d’invalidité est passée à 1000 euros en 2017. Cette importante décision de la Knesset concerne 250 000 personnes invalides en Israël. Cette mesure votée par la Knesset porte l’indemnité aux personnes invalides au même niveau que le salaire minimum. Le député  Gilon du Meretz : «C’est un moment historique pour le quart de million de personnes handicapées en Israël».
Cette initiative répond aux protestations des handicapés. Pendant des mois, les manifestants ont multiplié les protestations : ils ont bloqué l’aéroport Ben-Gurion, se sont enchaîné à leur fauteuil, ont même menacé de s’immoler. Pour avoir droit à une pension de vieillesse il faut avoir 70 ans pour les hommes et 68 ans pour les femmes. (http://ecomnewsmed.com)

LE PLUS. Israël compte 1,5 million de personnes handicapées dont 50 000 sont, au sens large  du terme, des invalides de guerre. On pourrait penser qu’un pays comme Israël est bien préparé à l’intégration de ses citoyens invalides ou handicapés, mais la situation est loin d’être satisfaisante. Même si le pays propose plusieurs projets absolument remarquables aux handicapés, une grande partie d’entre eux vit à la limite du seuil de pauvreté.
Texte de Katharina Höftmann
Itzik raconte comment il a fumé pour la première fois en cachette avec des amis. Il a commencé à pleuvoir et ses copains sont rentrés en vitesse à la maison. Itzik, lui, est resté sous la pluie, heureux et très ému. Jamais il ne s’était senti aussi libre. Itzik est aveugle et sourd. Depuis un certain temps, il fait partie de l’ensemble du théâtre Nalaga’at. Fondé en 2002 dans le port de Jaffa, ce théâtre est le seul au monde à travailler avec une troupe d’acteurs aveugles et sourds. Leur pièce „Not by Bread alone“ parle de rêves. De rêves simples et de grands rêves. De rêves qui, lorsqu’il s’agit d’aller chez un certain coiffeur, ne sont pas vraiment différents de ceux des personnes non handicapées et qui, lorsqu’il s’agit de pouvoir, au moins une fois, observer les oiseaux, sont inaccessibles alors qu’ils n’ont rien que de normal pour les voyants.
„Je sens que cette troupe est particulièrement soudée. Nous avons répété la pièce pendant près de deux ans et demi et développé un langage théâtral absolument nouveau. Notre récompense pour le travail si dur que nous avons accompli est de pouvoir présenter une oeuvre qui est une petite révolution en soi car elle ne montre pas les handicapés comme des personnes ayant besoin d’aide. Quand je parle de révolution, je ne pense pas seulement à la troupe mais également aux spectateurs qui quittent le théâtre avec une approche nouvelle du handicap“ nous déclare Adina Tal, qui a mis en scène cette pièce. (http://israelentreleslignes.com)
 

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