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Selon une étude publiée par le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger, pas moins de 500 jeunes pousses israéliennes (soit environ une sur dix) sont spécialisées dans le transport électrique, la mobilité intelligente, de la voiture autonome ou dans la conception de pièces pour des véhicules conventionnels. L’investissement dans ces activités a atteint 1,6 milliard de dollars au cours des quatre dernières années.
De son côté, Goldman Sachs estime que le marché de la voiture autonome atteindra 96 milliards de dollars en 2025. « Après l’ère des télécommunications, du logiciel ou du stockage de données, l’industrie automobile est un nouvel eldorado pour les entrepreneurs israéliens » , assure Zohar Zisapel, récent fondateur d’Argus, jeune entreprise spécialisée dans la cybersécurité des voitures autonomes ainsi que d’une société qui développe des systèmes de guidage par laser (Innoviz).
Yossi Vardi, souvent présenté comme le « pape » des nouvelles technologies israéliennes, estime pour sa part que « le rachat de Mobileye va très probablement créer un élan et déboucher sur la création d’une véritable industrie liée aux véhicules autonomes et connectés ». Le succès de cette société, créé en 1999 et devenue le leader mondial des systèmes d’aide à la conduite, n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Zohar Zisapel, qui travaille notamment avec Valeo, Peugeot et Renault, assure que le fossé entre grands constructeurs et créateurs de start-up se résorbe à grande vitesse. « Les acteurs traditionnels de l’industrie automobile, contraints de prendre des risques sous peine d’être marginalisés, commencent à se montrer plus flexibles et plus réactifs – tandis que nous apprenons à intégrer leurs exigences de sécurité et de fiabilité » , résume-t-il.
Source et Copyrights : Le Figaro.

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