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IAI est donné favori pour la fourniture de deux satellites d’observation à très haute résolution en Pologne, grâce à son succès en Italie. Dans l’espace comme pour ses avions de combat, la Pologne ne semble pas décidée à jouer la carte européenne, mais grâce à cela Israel Aerospace Industry (IAI) tient peut être sa revanche sur Airbus Defence & Space qui lui avait soufflé le marché du premier satellite d’observation péruvien en 2014. (Source : aerospatium.info)
Un acteur incontournable en Pologne qui concurrence l’israélien IAI : le Français Thales.  Selon Thales : « Thales Alenia Space a l’intention d’être un partenaire de référence du développement du secteur spatial polonais en devenant un véritable catalyseur pour l’industrie, en particulier pour les applications de défense et d’observation de la Terre. La stratégie de la société consiste à mettre en œuvre, au cours des années à venir, un programme en faveur de la croissance des capacités spatiales polonaises et de l’indépendance industrielle locale ; l’objectif étant de remodeler le panorama industriel polonais avec Thales Alenia Space Polska comme acteur industriel en capacité d’intégrer des partenaires locaux dans sa Supply Chain. En parallèle, Thales Alenia Space dispose d’atouts significatifs pour proposer un programme clé en main, à la pointe de la technologie, de satellite d’Observation de la Terre très haute résolution susceptible de couvrir les besoins immédiats du ministère de la défense polonais. L’étude relative à la plateforme multi-missions de l’ESA [conduite aujourd’hui par Thales Alenia Space en Pologne], et les prochaines phases d’implémentations attendues, constituent la pierre angulaire de cette ambition ».LE PLUS. L’imagerie satellite à haute résolution spatiale (Landsat, SPOT, Ikonos, Quickbird, etc.) est utilisée dans de nombreuses applications relatives à l’étude de la biosphère terrestre.
L’analyse diachronique d’images haute résolution permet de déceler les changements d’origine naturelle ou anthropique survenus sur un territoire. On peut ainsi surveiller le déboisement, la dégradation et le morcellement des forêts – notamment la déforestation des forêts tropicales humides qui se fait à un rythme alarmant – dus à un fort développement des pratiques agricoles et de l’élevage et une extension urbaine plus ou moins contrôlée.
La haute résolution est aussi très utilisée pour étudier l’impact des activités humaines sur l’environnement. De grands programmes interdisciplinaires de recherche sur l’environnement, à l’instar du programme sur l’homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO, ont d’ailleurs été initiés dès le début des années 70, pour étudier les rapports entre l’homme et la nature. L’objectif recherché étant une gestion plus raisonnée de la biosphère, en définissant des conditions de conservation, de protection, de mise en valeur et d’exploitation des ressources plus rationnelles.

 

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