Perte de capitalisation boursière des grandes firmes du luxe en Europe, LVMH, Hermès, Gucci, Richemont, Prada et Moncler

Par |2026-10-26T13:29:31+01:0026 Oct 2026|Catégories : Non classé|

La perte de capitalisation boursière des plus grandes entreprises du luxe en Europe, LVMH, Hermès, Gucci, Richemont, Prada et Moncler, atteint 251 milliards d’euros cette année. La demande pour leurs produits en Chine ne repart pas, faisant craindre un ralentissement durable pour toute la branche.

La crise des entreprises de luxe “s’aggrave”, avec une perte de capitalisation boursière pour les plus grandes d’entre elles en Europe proche de “251 milliards d’euros cette année”, rapporte le Financial Times. Les consommateurs chinois se détournent de leurs produits, et les “fluctuations des marchés boursiers font baisser la demande de chaussures et de sac à main haut de gamme”.

Ce mois-ci, les résultats de LVMH, d’Hermès et de Gucci, propriété de Kering, ont déçu les marchés, qui avaient pourtant anticipé de mauvais chiffres, “confirmant les craintes d’un ralentissement du secteur du luxe qui s’installe dans la durée”, poursuit le quotidien économique britannique.

La valeur des “six plus grandes entreprises européennes du secteur cotées en Bourse, parmi lesquelles on compte aussi Richemont, Prada et Moncler”, s’est collectivement dégradée. Mais les “baisses les plus marquées” concernent les deux fleurons français, LVMH et Hermès, dont la valeur a respectivement “reculé de 131,6 milliards d’euros et de 93,3 milliards d’euros”.

Des ventes en Chine en baisse de 10 à 20 %.

La demande chinoise était le “moteur principal de l’industrie depuis plus d’une décennie”, mais le pays ne sort pas du “marasme immobilier” et le moral des ménages est en berne : la “croissance mensuelle des ventes du commerce de détail n’a pas dépassé 0,5 % au cours des six derniers mois”. Et le retour de l’appétit chinois pour le luxe se fait attendre.

La directrice financière de LVMH, Cécile Cabanis, a ainsi reconnu que “les ventes de la division phare du groupe, mode et maroquinerie, à la clientèle chinoise ont reculé de 10 à 15 %”.

Chez Kering, propriétaire d’Yves Saint Laurent ou de Bottega Veneta, “c’est encore pire”. Les ventes en Chine ont “baissé de 15 à 20 % à l’échelle du groupe au troisième trimestre”. Hermès, qui jusque-là semblait épargnée, voit le chiffre d’affaires de sa “branche prêt-à-porter et accessoires reculer de 2 %”.

Seuls rescapés, “les sacs Birkin et autres modèles haut de gamme chez Hermès”, dont les ventes ont augmenté de 10,8 %, et les “marques de joaillerie comme Tiffany (groupe LVMH) et Boucheron (Kering)”, pour lesquelles la demande reste “forte”.

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