Times of Israel. Avigdor Liberman. « Son passage aux Finances entre 2021 et 2022 fut sans doute plus tangible, marqué par l’adoption rapide d’un budget d’État après des années de blocage et par des réformes en faveur de la concurrence et de l’intégration économique, notamment de la population ultra-orthodoxe.

Globalement, Liberman apparaît moins comme l’auteur de grandes réformes historiques que comme un entrepreneur politique ayant pérennisé un espace autonome : celui d’une droite laïque, nationale et très critique du pouvoir des formations ultra-orthodoxes.

Un parti très personnel

Cette longévité conduit toutefois à examiner sa manière de diriger son parti. Fondé en 1999 comme vecteur politique de l’immigration russophone avant d’élargir progressivement son audience à une droite sécuritaire et laïque plus large, le parti reste étroitement associé à son leader. L’absence de primaires et le contrôle exercé sur la confection des listes en font ce que certains observateurs qualifient de « parti personnel ».

Il serait excessif de parler de dictature, mais cela révèle une conception très verticale du leadership : discipline, forte concentration de la décision et faiblesse des contre-pouvoirs internes. Ce modèle a permis au parti de traverser le temps, là où tant d’autres ont disparu. Il soulève néanmoins un paradoxe intéressant : comment concilier la défense de limites institutionnelles au pouvoir exécutif avec la direction ininterrompue d’un parti par le même homme depuis plus de vingt-cinq ans ? »

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