Island, la start-up de cybersécurité à l’origine d’un navigateur d’entreprise développé en Israël, rival de ceux de Google et Microsoft, a levé de nouveaux fonds, portant sa valorisation à 6,4 milliards de dollars.

Avec ces 400 millions de dollars supplémentaires qui ont été annoncés ce jeudi, la firme américano-israélienne entend recruter de nouveaux ingénieurs pour son centre de recherche et développement à Tel Aviv et développer sa plateforme afin d’aider les entreprises à gérer les menaces de sécurité, au moment où les agents d’IA investissent toujours plus la vie au travail.

Island avait levé 250 millions de dollars, pour une valorisation de 4,8 milliards, en mai 2025, après un investissement de 175 millions de dollars sur une valeur de 3 milliards deux ans plus tôt.

La société dont le siège se trouve à Dallas a été créée en 2020 par Dan Amiga, multi-entrepreneur et ex-membre de l’unité 8200 de l’armée israélienne, et par Mike Fey, ex-président de Symantec.

Conçu par son équipe de R&D en Israël, le navigateur pour entreprises d’Island — Island Enterprise Browser — est pensé pour être plus sécurisé que les navigateurs commerciaux comme Google Chrome ou Microsoft Edge. Ses fonctionnalités perfectionnées en matière de sécurité et de productivité offrent aux entreprises un contrôle sur l’accès aux applications web, tout en permettant aux employés, prestataires externes ou partenaires d’utiliser les données de l’entreprise en toute sécurité depuis n’importe quel appareil.

Ces fonctionnalités comptent par exemple des outils permettant de surveiller la manière dont les utilisateurs copient, collent, téléversent et téléchargent des informations. Elles permettent aussi d’enquêter sur les menaces potentielles d’acteurs malveillants susceptibles de donner lieu à des fuites de données ou des attaques par rançongiciel.

Selon Amiga, qui est également le directeur technique d’Island et qui vit en Israël, la plateforme « indique à l’entreprise qui ou quoi agit, quelles données peuvent être utilisées, qui est en droit d’y accéder, ce qui est fait et s’il convient ou non de l’autoriser ».

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