Son père lui a transmis son nom, son courant politique et désormais son projet présidentiel. À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne qui aura lieu le 4 octobre, Flávio Bolsonaro, fils de Jair Bolsonaro, s’impose comme le principal adversaire de Lula, le président sortant.

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro est un fervent partisan d’Israël.
Actions et relations clés
  • Alliance diplomatique : Durant son mandat (2019-2022), il a cultivé des liens très étroits avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

  • Visite officielle : Il s’est rendu en Israël en 2019 et s’est recueilli au Mur des Lamentations, déclarant en hébreu « Ani ohev et Israel » (« J’aime Israël »).

  • Bureau commercial à Jérusalem : S’il avait initialement promis de transférer l’ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem, son administration a finalement ouvert un bureau officiel de promotion commerciale et d’innovation dans la capitale israélienne en 2019, en raison des pressions économiques du secteur agricole brésilien inquiet pour ses exportations vers les pays arabes.

  • Coopération : Les deux gouvernements ont signé plusieurs accords de coopération dans les domaines de la défense, de la sécurité cybernétique et de la police. 

BOLSONARO. Son arrivée potentielle à la présidence du pays amène à s’interroger, tant Flávio Bolsonaro semble jusqu’ici marcher dans les pas de son père, aujourd’hui condamné à 27 ans de prison pour avoir orchestré un coup d’État.

“Moins exubérant et moins charismatique que son père”, selon El País, Flávio Bolsonaro se présente surtout comme “le plus modéré” de sa famille, sûrement pour atténuer “le rejet brutal que peut susciter son père”, précise le quotidien madrilène. Une attitude qui lui vaut même les moqueries du journal conservateur brésilien O Estado de S. Paulo, qui le qualifie de candidat “insignifiant”. Pour autant, rappelle Foreign Policy, c’est bien lui que Jair Bolsonaro a officiellement désigné comme son “successeur politique” alors qu’il purge une peine de 27 ans de réclusion pour sa tentative de coup d’État.

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