4 milliards de shekels: c’est le prix des élections en Israël
Selon les calculs du département de recherche économique de l’Association des industriels d’Israël, le coût estimé pour l’économie lié au jour chômé s’élève cette fois à environ 2,68 milliards de shekels. Cette estimation repose sur les données salariales moyennes des salariés israéliens, avec une distinction entre secteur public élargi et secteur privé.
En vertu de la loi, tous les salariés ont droit à une journée de congé intégralement payée le jour du scrutin, et ceux qui sont malgré tout amenés à travailler ce jour-là perçoivent en pratique une majoration substantielle.
À ce montant s’ajoute évidemment le budget de la commission électorale centrale, qui représente la dépense directe de l’État pour l’organisation et la conduite du scrutin de la 26ᵉ Knesset. Dans le livre budgétaire pour l’année 2026, le poste « élections et financement des partis » s’élève à 976 millions de shekels, un montant réévalué depuis à 1,027 milliard de shekels après les transferts budgétaires intervenus en cours d’année.
Le budget de fonctionnement courant de la commission électorale s’élève quant à lui cette année à 111 millions de shekels, contre 81 millions de shekels en 2025. Pour la 26ᵉ Knesset, l’unité de financement par député a été fixée à 1,835 million de shekels ; l’avance de financement électoral, elle, a été relevée de 70 % à 80 % de cette unité, une dépense déjà effectuée, chaque député sortant s’étant vu allouer à ce titre 1,468 million de shekels.
À titre de comparaison, le coût total des élections à la 25ᵉ Knesset, tenues en novembre 2022, avait avoisiné les 3 milliards de shekels, dont 2,14 milliards de shekels selon les calculs de l’Association des industriels pour le seul volet économique. Le budget de la commission électorale s’élevait alors à 538 millions de shekels et le financement des partis à 200 millions de shekels des montants nettement inférieurs à ceux de 2026.
Cette hausse sensible du coût global du scrutin d’environ un milliard de shekels par rapport à 2022 s’explique principalement par la progression des salaires dans l’économie israélienne, l’inflation cumulée sur la période, ainsi que par l’augmentation du budget alloué à la commission électorale centrale elle-même. Le rendez-vous du 27 octobre 2026 s’annonce ainsi comme le scrutin le plus coûteux jamais organisé en Israël en termes absolus même si, la Knesset actuelle étant arrivée au bout de son mandat, le pays revient enfin à un rythme électoral plus soutenable après une décennie particulièrement mouvementée.
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