Bruxelles, politique et musique. Un concert du chef d’orchestre israélien Lahav Shani

Par |2026-09-22T20:54:51+02:0022 Sep 2026|Catégories : Non classé|

Belgique.

Remous à Bruxelles à l’approche d’un concert du chef d’orchestre israélien Lahav Shani

Démissions, pétitions : des voix s’élèvent pour faire annuler la venue de Lahav Shani au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, prévue en novembre prochain. Il n’a pas directement soutenu la guerre ou le gouvernement, mais selon les partisans du boycott, Shani contribue, en tant que directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël, à représenter le pays et à normaliser son image, alors que des actions dévastatrices se poursuivent à Gaza et en Cisjordanie.

Le chef d’orchestre israélien Lahav Shani se produira-t-il au palais des Beaux-Arts (Bozar) de Bruxelles le 24 novembre prochain ? “La pression monte” pour l’en empêcher, constate en tout cas Le Soir ce mardi 22 septembre.

S’il dirige désormais l’orchestre philharmonique de Munich, ce musicien de 37 ans est aussi, depuis 2020, chef de l’Orchestre philharmonique d’Israël (IPO).

C’est ce qui lui avait valu d’être déprogrammé d’un festival à Gand l’an dernier, comme le relatait De Standaard, et c’est aussi la raison pour laquelle, en amont du concert de novembre prochain, trois membres du conseil d’administration de Bozar ont démissionné en mai 2026.

Diriger l’IPO fait selon eux de Shani “l’un des représentants culturels du pays”, relaie Le Soir. Dès lors, avait alors expliqué l’un des démissionnaires, Mohamed Ouachen, choisir de le programmer “a un sens politique”, au vu du “contexte que l’on connaît” – celui d’une guerre au bilan catastrophique et qui, malgré le cessez-le-feu décrété l’an dernier, se poursuit. Les actions d’Israël sont “qualifiées de génocide par Amnesty International et d’apartheid par la Cour internationale de justice”, avait écrit Mohamed Ouachen sur sa page Facebook.

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