Le marché automobile israélien progresse, mais la voiture électrique perd du terrain. Après avoir atteint près de 25 % des ventes en 2024, sa part est tombée à environ 20 % en 2025, puis à seulement 12 % au premier semestre 2026. Le ministère de l’Énergie avertit que cette baisse se poursuivra sans un soutien public rapide.

Les automobilistes ne renoncent pas pour autant aux véhicules rechargeables. Ils se tournent massivement vers les hybrides rechargeables, dont la part de marché est passée de 2 % à 24 % en deux ans. Ces modèles rassurent davantage pour les longs trajets et ne dépendent pas entièrement du réseau de bornes.

La fiscalité a aussi changé la donne. Depuis le début de l’année, les voitures électriques sont taxées à 48 %. L’écart de prix avec les modèles à essence s’est fortement réduit, alors que les acheteurs ignorent encore le niveau de taxation prévu pour 2027.

Israël compte pourtant 14 000 bornes de recharge, dont 3 000 rapides, après un investissement public de 80 millions de shekels depuis 2018. Le principal point faible reste l’accès à la recharge dans les immeubles collectifs, où vit la majorité de la population.

Selon le ministère, l’inaction pourrait coûter entre 600 millions et 2,2 milliards de shekels à l’économie dès 2027. Il appelle à faciliter l’installation de bornes dans les résidences, à garantir une fiscalité stable et à imposer aux importateurs une part minimale de véhicules électriques. Sans changement de cap, leur part de marché pourrait tomber à 10 % d’ici 2030.

 

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