Les automobilistes ne renoncent pas pour autant aux véhicules rechargeables. Ils se tournent massivement vers les hybrides rechargeables, dont la part de marché est passée de 2 % à 24 % en deux ans. Ces modèles rassurent davantage pour les longs trajets et ne dépendent pas entièrement du réseau de bornes.
La fiscalité a aussi changé la donne. Depuis le début de l’année, les voitures électriques sont taxées à 48 %. L’écart de prix avec les modèles à essence s’est fortement réduit, alors que les acheteurs ignorent encore le niveau de taxation prévu pour 2027.
Israël compte pourtant 14 000 bornes de recharge, dont 3 000 rapides, après un investissement public de 80 millions de shekels depuis 2018. Le principal point faible reste l’accès à la recharge dans les immeubles collectifs, où vit la majorité de la population.
Selon le ministère, l’inaction pourrait coûter entre 600 millions et 2,2 milliards de shekels à l’économie dès 2027. Il appelle à faciliter l’installation de bornes dans les résidences, à garantir une fiscalité stable et à imposer aux importateurs une part minimale de véhicules électriques. Sans changement de cap, leur part de marché pourrait tomber à 10 % d’ici 2030.
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