La sous-représentation des femmes au sommet de la vie politique en Israël résulte de facteurs structurels, du poids des partis religieux et d’une culture nationale fortement axée sur les questions de sécurité.
Le poids des partis religieux et conservateurs
- Exclusion de listes : Certains partis politiques ultra-orthodoxes, comme le Shas ou Judaïsme unifié de la Torah, interdisent par règle interne la présence de femmes sur leurs listes électorales.
- Influence au gouvernement : Ces formations politiques participent régulièrement aux coalitions gouvernementales et défendent une vision traditionnelle où la place des femmes est éloignée de la sphère publique dirigeante.
- Érosion des droits : Comme le relaye une analyse de La Libre, le renforcement des alliances religieuses pèse sur les équilibres du pouvoir et l’espace public accordé aux femmes.
La culture sécuritaire et militaire
- Le vivier militaire : En Israël, l’armée est un tremplin majeur vers la politique de premier plan (postes de ministres de la Défense, Premiers ministres).
- Hiérarchie de combat : Bien que les femmes servent massivement dans l’armée de conscription, les hommes restent majoritaires dans les hautes sphères des unités de combat et de la hiérarchie stratégique supérieure.
Un système de partis et une stagnation institutionnelle
- Mode de scrutin : Le système électoral israélien repose sur un scrutin proportionnel avec des listes nationales fermées décidées par les directions des partis, souvent dominées par des hommes.
- Classement bas : Selon l’Israel Democracy Institute, la représentation des femmes à la Knesset stagne sous la barre du quart des sièges, plaçant le pays sous la moyenne des nations démocratiques de l’OCDE.
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