Présidentielle 2027 : David Lisnard.

attaqueEn lançant sa campagne présidentielle vendredi à Saint-Raphaël, David Lisnard s’en est pris frontalement à une élite politique qu’il accuse de défendre avant tout sa propre survie.

David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l’élection présidentielle française, soutient fermement la sécurité d’Israël, affirmant qu’elle mène une « guerre existentielle » face au Hamas et à l’Iran . Ses positions oscillent entre soutien affiché et réalisme assumé sur les rapports de force internationaux .
Les principales prises de position et interactions de David Lisnard concernant Israël s’articulent autour des axes suivants :
  • Soutien et condamnation du terrorisme : Il a qualifié l’attaque du 7 octobre de « 11 septembre israélien » et soutient qu’Israël combat une « organisation terroriste néonazie » . Il insiste sur le fait que tout plan de paix doit être conditionné au désarmement du Hamas .
  • Politique et relations internationales : Lors d’un entretien accordé à la chaîne i24NEWS, il a affirmé que Paris devait réaffirmer son soutien à Israël tout en gardant sa liberté de critique. Il s’est positionné contre une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien et a appelé au désarmement du Hezbollah au Liban, qualifié d’instrument de l’influence iranienne. 
  • Droit international et vision géopolitique : Concernant les opérations militaires, il a exprimé une approche réaliste, déclarant que « le droit international est souvent écrit après les conflits, par les vainqueurs » .
  • Lutte contre l’antisémitisme : Il dénonce régulièrement la montée de l’antisémitisme en France, qu’il associe à la banalisation de certains discours politiques, et s’oppose fermement à ce qu’il qualifie de relativisme.
  • Gestion locale : En tant que maire, il a collaboré avec d’anciens généraux de Tsahal (comme Nitzan Nuriel) pour renforcer les dispositifs de sécurité à Cannes.
    La ville de Nice et Israël partagent des liens étroits en matière de sécurité, basés sur des partenariats de cyber-surveillance et l’utilisation d’applications technologiques innovantes . La ville a par exemple testé des outils de signalement vidéo en direct développés par des start-ups israéliennes .
    Ces liens sécuritaires se sont également traduits par des initiatives locales, comme l’affichage du drapeau israélien sur la façade de la mairie, qui a récemment fait l’objet de décisions de justice et de débats politiques liés au principe de neutralité des bâtiments publics. Sur le terrain, la police municipale niçoise et l’opération Sentinelle sont régulièrement mobilisées pour assurer la sécurité des lieux de culte, notamment dans un contexte de recrudescence des actes antisémites .

(Rappel IsraelValley) David Lisnard a ciblé dans le passé récent le paysage politique français, s’en prenant frontalement à La France insoumise. Il avait qualifié le mouvement de « néo-fasciste », l’accusant de racisme et d’antisémitisme, ainsi que d’entretenir un « chaos permanent ». L’élu avait appelé récemment à « les affronter électoralement, culturellement, politiquement, juridiquement et judiciairement », affirmant en avoir déjà saisi la justice par le passé.

LE PLUS.

David Lisnard est entré dans l’arène. Le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027 vendredi à Saint-Raphaël, dans le Var. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, l’élu a ciblé d’emblée les candidats susceptibles d’incarner la continuité du pouvoir actuel, notamment Édouard Philippe et Gabriel Attal.

« Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a lancé David Lisnard. Une attaque directe contre les responsables issus du camp présidentiel, alors que plusieurs candidatures commencent déjà à se dessiner en vue de l’échéance de 2027.

Une charge contre « un petit monde parisianiste »

L’ancien membre des Républicains, qu’il a quittés au printemps pour mener sa propre aventure politique, a ensuite dénoncé ce qu’il présente comme une élite coupée du terrain. Selon lui, le pouvoir resterait concentré entre les mains des mêmes responsables politiques et administratifs.

David Lisnard a ainsi fustigé « un petit monde parisianiste qui se connaît bien, que j’ai découvert par mes fonctions à l’AMF, qui fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir et qui a les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Avant d’enfoncer le clou : « C’est une caste qui confond sa survie avec celle du pays ». Le candidat libéral estime que cette classe dirigeante est aujourd’hui fragilisée par la perspective de la prochaine présidentielle. Selon lui, elle chercherait avant tout à préserver sa place dans le paysage politique.

« Toutes les alliances de circonstances »

David Lisnard a accusé cette élite de s’accrocher au pouvoir en multipliant les rapprochements tactiques. « Elle s’affole » à l’approche de 2027, a-t-il affirmé, en visant des recompositions politiques en cours au sein de la droite et du centre. Selon lui, certains responsables seraient « prêts aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements, à oublier tout ce qu’ils nous disent ». Une déclaration qui fait écho au récent quasi-soutien affiché par Laurent Wauquiez envers Édouard Philippe.

En se posant comme une alternative aux formations traditionnelles comme au macronisme, David Lisnard entend désormais imposer sa propre ligne dans une campagne présidentielle qui, à près d’un an et demi du scrutin, commence déjà à prendre forme.

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